Pauvre Pépère

Publié le 4 Décembre 2013

C'est un malheureux chat, bien fatigué, qui est apparu il y a une quinzaine de jours dans le jardin de Christophe habitant d'un hameau de notre village. Il n'était ni castré, ni identifié. Pour tenter de le "retaper" nous l'avons conduit chez notre vétérinaire qui a tout de suite suspecté un cas de PIF (péritonite infectieuse féline). L'examen pratiqué en laboratoire a malheureusement confirmé ce diagnostic.

Christophe qui a recueilli bien d'autres chats avait heureusement pris soin de l'isoler dès qu'il lui a ouvert la porte de sa maison. Contrairement à bien d'autres, cet homme là n'est pas du genre à laisser un chat en détresse à la rue. Cette qualité était peut-être connue du chat qui, se sentant malade, serait venu chercher du secours à cette adresse... Ne serait-ce pas plutôt son propriétaire qui aurait trouvé la bonne solution pour s'en débarrasser ? Non, personne ne me fera croire que c'est par hasard que ce chat est arrivé dans ce jardin là. Saurons-nous jamais la vérité ?

Un chat porteur de cette maladie est contagieux pour ses congénères, aussi nous nous demandions quelle personne généreuse pourrait l'accueillir pour le temps qu'il lui restait à vivre. Nous n'avons pas eu à la chercher cette improbable âme charitable puisque, après avoir avalé de bon appétit son repas de samedi, Pépère s'est endormi pour toujours. C'est Maria qui a eu la tristesse de le découvrir dimanche matin.

Oui Maria et Christophe sont tristes car en si peu de temps ils s'y étaient attachés à ce pauvre Pépère qui, grâce à eux n'est pas mort seul, dans le froid.

C'est un privilège de connaître de telles personnes.

Pauvre Pépère

Ce n'est pas le premier chat malade qui est ainsi "largué" dans notre village. Au mois d'octobre de l'année dernière, quelqu'un n'a pas hésité a déposer, devant la porte de ma maison, sous la pluie, un chat malade, en hypothermie sévère. J'étais absente, c'est une voisine qui l'a découvert et conduit en urgence chez le vétérinaire. Perfusé et placé sur un matelas chauffant, le malheureux n'a pas survécu.

Le 9 août 2010, une adhérente de notre association, habitante de notre village m'a apporté un chat mâle castré, non identifié, dans un état de misère physiologique à faire pleurer ! Si ce chat n'était pas identifié, en revanche notre adhérente et amie connaissait son propriétaire qui laissait la pauvre bête dans la rue depuis toujours ! En dépit des soins intensifs qui lui ont été prodigués chez notre vétérinaire, il est mort le 16 août. Vous vous demandez comment on peut être aussi insensible, moi aussi.

Il n'avait plus que la peau et les os. En souvenir d'un autre chat gris, je l'avais appelé Ashley...

Il n'avait plus que la peau et les os. En souvenir d'un autre chat gris, je l'avais appelé Ashley...

Rédigé par Monique

Commenter cet article

joelle 04/12/2013 13:35

Mes pensées vous accompagnent Christophe et Maria, perdre un animal est toujours une épreuve, dites vous qu'il n'est pas mort dans l'indifférence ce pauvre Pépère et qu'il a trouvé un peu de bonheur près de vous, merci de l'avoir accueilli.. Quant à ceux qui abandonnent leur animal malade et condamné je les déteste. Certains humains sans compassion qui n'ont d'humain que le nom n'ont pas leur place sur cette terre. Je suis peut être dure mais jamais je ne tolérerai et supporterai la cruauté, la maltraitance et l'abandon d'un animal innocent. 3 de mes chats sont des rescapés de la rue. Sont-ils conscients de tout cela et ont ils vraiment un coeur ? non vraiment je ne le pense pas;

Julie 04/12/2013 10:40

Ça me fait tellement mal au cœur de lire tout ça... Les gens n'ont ils vraiment pas de conscience ! Parfois, je me dis que j'aime trop mes 2 pépères, mais je préfère trop les aimer que de ne pas m'en occuper du tout ! Si je pouvais tous les prends croyez moi, je le ferai... Merci pour tout ce que vous faites pour les chats, qui sont, des animaux adorables et qui nous le rendent bien !