Avis de tempête !

Publié le 19 Janvier 2014

Avis de tempête !

La colère gronde dans le milieu de la protection animale !

Quand les protecteurs d'animaux descendent dans la rue ce n'est jamais pour défendre leurs avantages acquis, ils ne réclament pas de meilleures conditions de travail ni des augmentations de salaire. Ils ne revendiquent jamais rien pour eux-mêmes.

Ce qu'ils dénoncent ce sont les mauvais traitements dont sont victimes les animaux, tous les animaux qu'ils soient nés pour nous distraire, veiller sur nos maisons, nous apporter de l'affection, nous nourrir ou nous vêtir. Les raisons de crier leur colère sont nombreuses, il n'est pas utile que je les énumère ici. Si vous "fréquentez" les réseaux sociaux et que vous y croisez des protecteurs vous avez peut-être été sollicités pour signer des pétitions, vous en avez peut-être lancées vous-même. Les sujets ne manquent pas, la fourrure, le gavage, l'élevage concentrationnaire, la chasse à courre, la tauromachie, les conditions d'abattage, les mises à mort abusives dans les fourrières...et les horribles faits divers.

Dans cette forêt d'atrocités plus affreuses les unes que les autres, le calvaire de ce pauvre chat roux, maintenu pendant quatre jours dans une cage après avoir été arrosé de produit toxique et corrosif, a véritablement provoqué une flambée d'indignation.

Il a fallu l'euthanasier mais pour qu'il demeure longtemps dans la mémoire collective des protecteurs, il a reçu le nom de CARAMEL.

Depuis le 19ème siècle la perception que nous avons du monde animal a changé et, sous la pression des associations de protection animale, des lois ont été votées pour protéger nos animaux. (Un petit rappel en cliquant sur le lien ci-dessous).

Certaines lois, quand elles sont en préparation, puis quand elles sont votées, divisent la société, provoquent des manifestations d'envergure. Nous en avons eu quelques exemples au cours de l'année dernière.

Les lois en faveur de la protection animale ont majoritairement été reçues à la satisfaction générale ou peu s'en faut.

Le mois de janvier 1999 est gravé dans mon coeur pour deux raisons : le 10 j'ai perdu un être cher et le 6 j'avais eu le grand bonheur d'apprendre que la loi qu'attendaient tous les protecteurs de chats était enfin votée. Les chats "libres" avaient enfin droit de cité et notre activité était devenue légale. (et encore un rappel pour la petite histoire)...

Les lois qui sont votées en faveur de nos animaux doivent aussi prévoir les sanctions qui seront prononcées envers les contrevenants.

L'article 521-1 du Code pénal est jubilatoire, jugez par vous-même :

Article 521-1
(Loi nº 94-653 du 29 juillet 1994 art. 9 Journal Officiel du 30 juillet 1994)
(Loi nº 99-5 du 6 janvier 1999 art. 22 Journal Officiel du 7 janvier 1999)
(Ordonnance nº 2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002)
Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.
A titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d'un animal, à titre définitif ou non.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.
Est punie des peines prévues au premier alinéa toute création d'un nouveau gallodrome.
Est également puni des mêmes peines l'abandon d'un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l'exception des animaux destinés au repeuplement.

Le législateur assimile avec raison l'abandon "sauvage" d'un animal à un acte de cruauté. Sans aucun doute l'animal qui se trouve tout à coup privé de ses repaires et qui doit faire face à tous les dangers qu'il découvre est une victime d'acte de cruauté. Ajoutons à cela qu'il a de grands risques de finir sa pauvre vie, euthanasié dans une fourrière.

A de rares exceptions près les auteurs de ces abandons ne sont jamais pris et échappent aux sanctions.

Celui qui a martyrisé CARAMEL est connu, il a été traduit devant la justice. Sa culpabilité ne fait aucun doute.

Le procureur de la République, chargé de réclamer l'application de la loi au nom de la société a requis pour ce délit une peine de quatre mois de prison avec sursis et l'interdiction de détenir un animal domestique pour une période de 3 à 5 ans. Une telle réquisition, si elle est suivie par le Magistrat en charge de prononcer le verdict, revient à dire que Frédéric Taillefert restera totalement IMPUNI pour cet acte de barbarie.

C'est seulement s'il commet un délit similaire (et s'il est pris) qu'il purgera une peine de prison !

Un tel jugement serait aussi un formidable encouragement pour les tordus, mal dans leur tête, qui se vengent de leurs frustrations sur les animaux sans défense.

Alors oui les protecteurs d'animaux sont en colère, ils ont le sentiment que les lois qu'ils ont obtenues n'ont été votées que pour amuser la galerie et que jamais un magistrat ne prononcera une peine qui s'approche de près ou de loin aux sanctions prévues dans l'article 521-1 du code pénal. En France la justice ne s'applique pas aux animaux.

Que faire ? Certains envisagent une manifestation devant le TGI d'Angers avant le 4 février - date du verdict. La Protection Animale en colère pourrait aussi manifester le weed-end prochain "Jour de Colère" .Que dénonce-t-il ce jour de colère ?

"Nous avons tous au moins une raison d’être en colère contre ce gouvernement qui: n’écoute pas le peuple, matraque les contribuables, affame nos paysans, enterre notre armée, libère les délinquants, déboussole nos enfants, pervertit notre système scolaire, réduit nos libertés, assassine notre identité, détruit nos familles”, résume -ou plutôt énumère- le manifeste du mouvement.

Ecrire au Garde sceaux ne serait pas d'une grande utilité, elle n'a que la possibilité d'adresser des instructions « générales » aux magistrats, relatives à la bonne administration de la justice ou à la cohérence de la politique pénale.

Il reste a espérer sans trop y croire que le Juge prononcera un verdict juste, susceptible de dissuader de futurs assassins d'animaux.

http://actu.dalloz-etudiant.fr/a-la-une/article/les-nouvelles-regles-de-competences-respectives-du-garde-des-sceaux-et-du-parquet//h/ba2b713cf654096dc7e102af0d0c203c.html

Rédigé par Monique

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joelle 21/01/2014 09:42

Personne n'oubliera les souffrances de Caramel, pauvre chat martyr tombé entre les mains d'un monstre ! les gouvernements se succèdent toutes tendances confondues, la protection animale n'est jamais inscrite à l'ordre du,jour ! la justice ne fait rien et les tortionnaires courent toujours ! désolant, il serait bon de s'inspirer du verdict rendu à Dallas.