Un jour on pleure, un jour on rit

Publié le 22 Février 2021

L'activité des associations de protection animale ne donne pas toujours des raisons de se réjouir. Je voudrais n'avoir à écrire que des bonnes nouvelles mais aujourd'hui ce n'est pas le cas. 

 

Comment le dire ? J'ai fait "endormir" Grisette, la timide Grisette de Bondoufle que j'avais accueillie au début du mois de janvier. On s'en souvient, son parcours n'a pas été des plus faciles, elle a vécu dehors sur un point de nourrissage pendant plusieurs années et pour son malheur elle était porteuse du virus FIV, ce virus qui un jour ou l'autre détériore la santé du chat infecté. 

 

Fabienne, notre amie, Présidente "des Amis de Pacha" était parvenue à  soigner son gros coryza, au mois de décembre Grisette avait une "bonne tête", elle pesait 2,5 kg. Afin de lui éviter, en cette période hivernale,  un retour sur le point de nourrissage où elle était bien connue et aimée, j'ai proposé de l'accueillir dans l'espoir qu'elle vivrait chez moi une retraite paisible.  Il restait à lui administrer quelques comprimés d'antibiotique, ce fut chose facile car elle avalait tout ce que je lui proposais. Après une courte période en cage, je lui ai laissé la possibilité d'en sortir. Elle a tout de suite pris ses marques dans la chatterie, cohabitant sans problème avec ses congénères. . 

Couchages confortables et couverture polaire sont proposés à nos chats
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Si elle vivait en harmonie avec les autres chats, elle n'appréciait pas ma présence ni celle des autres humains qui fréquentent la chatterie. JAMAIS je n'ai pu l'approcher et pire que tout, jamais je ne l'ai vu partager les repas servis matin et soir. Cette nourriture n'était-elle pas à son goût ? J'ai tenté de lui présenter un petit bol individuel avec des pâtées fines, des émincés attrayants. A chaque tentative, je l'ai vu s'enfuir. 

 

Un matin j'ai vu son museau obstrué par des écoulements épais, ses yeux n'avaient pas meilleur aspect. Comment la nettoyer  ? Impossible ! J'ai demandé de l'aide, sans plus de résultat. Et puis... j'ai vu qu'elle perdait du poids, je l'ai vu se dégrader sans pouvoir intervenir. 

 

C'est seulement mercredi que j'ai pu la plaquer dans un couchage, par surprise. Elle m'a griffé mais j'ai réussi à la faire entrer dans une cage de transport. Laurence l'a conduite chez nos vétérinaires. On s'en doute, il a fallu la tranquiliser pour l'examiner et la peser : 1,800 kg ! Totalement deshydratée. Profitant de ce répit, l'équipe soignante a pu lui administrer une perfusion. La seule puisque le lendemain, bien réveillée, il n'a été possible de la perfuser que très brièvement en la maintenant immobile, à deux personnes, avec un coussin. Elle a refusé toute nourriture. 

 

Je l'ai vu, vendredi après-midi, terrée au fond de la cage et je me suis rangée à l'avis unanime du vétérinaire et de ses assistantes : Grisette était mourante et rien n'y personne n'y pourrait rien changer. Le seul geste raisonnable et charitable était de la faire partir en douceur. Inutile de vous dire à quel point je suis triste. 

Rédigé par Monique

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jean-marc 22/02/2021 13:24

Pauvre Grisette, aucun doute vous avez fait au mieux et dans des conditions pas faciles.
Comme toujours : merci

Monique 22/02/2021 17:51

Merci Jean-Marc. Parmi les personnes qui nourrissaient Grisette à l'extérieur, une était d'avis de la remettre dehors. Je crois que c'était la pire des choses à faire.