Publié le 29 Juin 2013

C'est la crise !

Si l'on en croit la presse, certaines grandes formations politiques voient leur nombre d'adhérents diminuer. Un de ces partis aurait perdu quatre vingt pour cent de ses adhérents parisiens ! Et ce phénomène se confirme au niveau national. C'est la crise pour tout le monde.

En ce qui nous concerne nous sommes heureux de constater que le nombre de cotisations enregistrées en 2013 est de 98 % par rapport au nombre de celles enregistrées en 2012. Tous les espoirs sont permis puisque les adhésions/cotisations pour l'année en cours sont comptabilisées jusqu'au 30 septembre.

Il apparaît ainsi que le nombre de nos adhérents est stable. Bonne nouvelle ? Oui sans doute mais... nous aimerions le voir augmenter !

Chaque année de nouveaux adhérents font leur apparition. Ce ne sont bien souvent que des membres occasionnels qui ont un coup de coeur pour notre activité ou qui nous remercient pour un service rendu. L'année suivante, ils nous "oublient" et sont remplacés par de nouveaux membres de même catégorie ! Ceci concerne vingt cinq à trente personnes chaque année. Heureusement il y a les fidèles Amis des chats. Beaucoup font partie de la "famille" depuis le tout début;

Au mois de février je leur ai consacré un billet intitulé "Une remarquable fidélité".

Nous serions reconnaissants à nos membres sérieux et engagés, sur lesquels nous savons pouvoir compter, de se mobiliser pour tenter de convaincre un proche, un collègue ou un parent d'adhérer à l'association. Si le montant de l'adhésion est stable depuis quelques années, il n'en va pas de même pour les tarifs de nos vétérinaires dont les charges augmentent régulièrement. Les prix des aliments pour nos chats subissent eux aussi l'augmentation du coût des matières premières et des transports.

Pour ne pas perdre nos adhérents les plus modestes nous n'avons pas souhaité, cette année encore, augmenter le montant de la cotisation, c'est le nombre d'adhérents que nous devons impérativement voir augmenter. Un bulletin d'adhésion est disponible au tout début du blog, il suffit de cliquer sur le lien et d'imprimer.

Notre association étant reconnue d'Intérêt général, le reçu fiscal que nous délivrerons à nos adhérents donateurs leur permettra de bénéficier d'une réduction d'impôt de l'ordre de 66 % de leur versement.

Merci par avance à tous !

Rédigé par Monique

Publié le 25 Juin 2013

Bonjour à tous

Hier, lors de ma tournée de nourrissage, j'ai eu le plaisir d'être accueilli par MOUMOUTE récemment relâchée sur le site après avoir été opérée et soignée. Elle a repris ses habitudes apparemment au niveau de la niche de Fontenay A à l'entrée de l'hôpital.

Elle est très familière, arrive quand on la siffle et adore les friandises.

Christophe

Même pas un petit sourire pour le photographe... Ce qui est dans le bol l'intéresse plus que l'objectif !

Même pas un petit sourire pour le photographe... Ce qui est dans le bol l'intéresse plus que l'objectif !

Rédigé par Christophe

Publié le 17 Juin 2013

Si nous aimons les chats, nous aimons aussi d'autres animaux qu'ils soient nés pour nous consoler, nous distraire, nous divertir ou ... nous nourrir !

Nous nourrir implique de mettre à mort (et dans quelles conditions !) des animaux qui sont autant d'être sensibles, susceptibles de ressentir la peur, le stress, la souffrance. Ceci est-il tolérable ? Devons-nous nous appliquer à ne pas y penser ou au contraire réfléchir et nous demander si nous ne devrions pas modifier un peu ou totalement nos habitudes alimentaires ?

Le dimanche 15 juin Le Mouvement pour la Cause Animale organisait une marche pour la fermeture des abattoirs à Paris, Toulouse, Londres, Istamboul, Toronto, San Diego et San Diego

"Parce que le critère de la non-appartenance à l’espèce humaine n’est pas un critère acceptable pour exploiter et tuer des individus sensibles,
Parce qu’il n’est en rien nécessaire de les manger (ni aucune de leur production) pour notre santé,
Parce que leur massacre se perpétue uniquement pour des raisons d’habitude, de tradition, de caprice gustatif et surtout de profit,

pour Eux,
pour les raisons que vous voulez,
Fermons tous les abattoirs, Abolissons la viande ;
il est temps."

"La chasse, la pêche et la cueillette sont les premiers modes de subsistance de l'espèce humaine et consistent en un prélèvement de ressources directement dans la nature. Les chasseurs-cueilleurs qui le pratiquent correspondent principalement à la société paléolithique. Ils sont contraints de s'adapter à leur environnement naturel et ne sont pas en mesure de le modifier au contraire d'une société basée sur l'agriculture et l'élevage dans laquelle les hommes chercheront à produire les ressources plutôt qu'à les prélever. Le chasseur-cueilleur peut devenir nomade lorsque les ressources naturelles viennent à manquer. Il chasse les animaux sauvages pour les manger, utilise leurs os pour fabriquer des outils et s'habille de leurs peaux. Il pêche grâce à des ressources également prélevées, comme les harpons fabriqués en corne. Il cueille des fruits et des plantes pour se nourrir et se soigner. La société de chasseurs-cueilleurs est caractérisée par l'absence de domestication animale ou végétale dans un but de production de ressources (viande, lait, laine, cuir...). Le chien, unique animal domestique des chasseurs-cueilleurs paléolithiques, n'est qu'un outil de prélèvement de ressources dans la nature. Il est en effet domestiqué comme auxiliaire de chasse et non pour la production de viande.

Certains peuples sont encore aujourd'hui chasseurs-cueilleurs. Ils sont toutefois très minoritaires et vivent tous au contact et sous la domination politique de sociétés agricoles et industrielles. De manière générale l'ensemble de l'Humanité était formée de chasseurs-cueilleurs jusqu'à ce que l'on nommait encore récemment la révolution néolithique et que l'on tend désormais à qualifier de processus de «néolithisation» allant du Mésolithique au Néolithique. L'homme passa alors d'une logique de prélèvement de ressources dans la nature à une logique de production de ressources par l'agriculture et l'élevage. Ce processus s'est accompagné d'une profonde mutation des sociétés humaines qui abouti aux différentes civilisations pré-industrielles."

Source : Wikipédia.

A bien y réfléchir, si nous avons intensifié l'agriculture et l'élevage pour produire encore plus, toujours plus afin de répondre aux besoins d'une population mondiale qui ne cesse de s'accroître, l'avons-nous fait de manière satisfaisante ? Je vous laisse répondre à ces questions : approuvez-vous l'utilisation d'engrais chimiques, de pesticides ? Les élevages concentrationnaires sont-ils acceptables ? Est-il légitime de tuer d'autres espèces vivantes pour se nourrir de leur chair ? La chasse qui est pratiquée dans nos pays dits civilisés ne sert plus qu'à distraire ; tuer des animaux, une distraction, un sport ? Sommes-nous tellement plus évolués que nos ancêtres du néolithique ?

Tant que les êtres humains continueront à répandre le sang des animaux, il n'existera pas de paix dans le monde. La distance qui existe entre la création des chambres à gaz à la Hitler et les camps de concentration à la Staline n'est que d'un pas, car tous ces actes ont été perpétrés au nom d'une justice sociale et il n'y aura aucune justice tant que l'homme empoignera un couteau ou un pistolet pour détruire des êtres plus faibles que lui.
Isaac Bashevis Singer ( 21 novembre 1902 - 24 juillet 1991)
Ecrivain polonais naturalisé américain - Prix Nobel de Littérature en 1978

Se poser ces questions essentielles n'a rien de nouveau :

"Le débat sur les droits des animaux n'est pas récent. Il a été initié par les philosophes les plus anciens. Au VIe siècle av. J.-C., Pythagore, le philosophe et mathématicien grec — qu'on a appelé le premier philosophe des droits des animaux réclamait le respect pour les animaux parce qu'il croyait en la transmigration des âmes entre humains et non-humains : en tuant un animal, on aurait pu alors tuer un ancêtre. Il défendait le végétarisme, rejetant l'emploi des animaux comme nourriture ou victime sacrificielle.

Peter Singer, dans son Oxford Companion to Philosophy, écrit que le premier chapitre de la Genèse décrit comment Dieu donna aux êtres humains la domination sur les animaux, modérée dans la Torah par des injonctions à la douceur ; par exemple, en ne faisant pas travailler ses bœufs lors du chabbat. Le Nouveau Testament est dépourvu de telles exhortations, Paul interprétant cette exigence au bénéfice des propriétaires humains et non des animaux eux-mêmes. Augustin considère que Jésus a permis au porc de Gadarène de se noyer dans le but de démontrer que l'homme n'a aucun devoir de prendre soin des animaux, une position adoptée par Thomas d'Aquin, qui dit que les humains ne devraient montrer de la charité envers les animaux que pour s'assurer que des habitudes de cruauté ne s'insinuent dans notre traitement envers les êtres humains, une position reprise par Locke et Kant.

Aristote, au IVe siècle av. J.-C., déclarait que les animaux se plaçaient loin en dessous des humains dans la scala naturæ, à cause de leur prétendue irrationalité, et parce qu'ils n'auraient pas d'intérêt propre. L'un de ses élèves, Théophraste, exprima son désaccord, se positionnant contre la consommation de viande en alléguant qu'elle privait les animaux de leur vie, et qu'elle était donc injuste. Les animaux, dit-il, peuvent raisonner, sentir, et ressentir de la même manière que les êtres humains. Cet avis ne prévalut pas, et c'est la position d'Aristote - selon laquelle les humains et les non-humains vivaient dans des règnes moraux différents parce que les uns étaient doués de raison et non les autres - qui persista largement jusqu'aux contestations de certains philosophes dans les années 1970.

Au XVIIe siècle, le philosophe français René Descartes soutint que les animaux n'avaient ni âme ni esprit, et qu'ils n'étaient que des automates complexes. Ils ne pouvaient donc ni penser ni souffrir. Ils seraient équipés pour voir, entendre, toucher, et même éprouver la peur et la colère, mais ils ne seraient pas conscients. En opposition à cette thèse, Jean-Jacques Rousseau, dans la préface de son Discours sur l'inégalité (1754), rappelle que l'homme a commencé comme un animal, bien que non « dépourvu d'intelligence et de liberté »14. Cependant, les animaux étant des êtres doués de sensibilité, « ils devraient participer au droit naturel, et … l'homme est sujet à de certains devoirs envers eux ».

Plus tard, au XVIIIe siècle, l'un des fondateurs de l'utilitarisme moderne, le philosophe anglais Jeremy Bentham, déclara que la souffrance des animaux est aussi réelle et moralement importante que la souffrance humaine, et que « le jour viendra où le reste de la création animale acquerra ces droits qui n'auraient jamais dû leur être refusés si ce n'est de la main de la tyrannie »15. Bentham considérait que la faculté de souffrir, et non la faculté de raisonner, devait être le critère pour évaluer le traitement juste des autres êtres. Si la capacité à raisonner en était le critère, plusieurs êtres humains, en comptant les bébés et les personnes handicapées, seraient traitées comme s'ils étaient des choses, écrivit-il en une citation célèbre.

Au XIXe siècle, Arthur Schopenhauer déclare que les animaux partagent la même essence que les humains, malgré le manque de faculté à raisonner. Bien qu'il considère le végétarisme comme excessif, il défend le respect envers les animaux dans la morale, et dénonce la vivisection. Sa critique de l'éthique kantienne contient une longue polémique, souvent passionnée, contre l'exclusion des animaux de son système moral."

Source : Wikipédia

15 juin 2013 - La photo provient du site du Mouvement pour la Cause Animale.

15 juin 2013 - La photo provient du site du Mouvement pour la Cause Animale.

Rédigé par Monique

Publié le 14 Juin 2013

Quand vous allez regarder les photos de cette petite merveille vous aurez peine à croire qu'elle ait pu être abandonnée à Evry sur les bords de la Seine.

C'est pourtant là que Catherine S. l'a trouvée, totalement apeurée dans les hautes herbes. Se voyant découverte elle a tenté de se mettre à l'abri en grimpant sous l'aile d'une voiture... mais un tel exploit n'est pas encore à sa portée !

Notre gentille adhérente a pu la "cueillir" et m'a raconté comment elle tremblait de peur quand elle la prise dans sa main. Depuis quelques jours la rescapée est hébergée chez sa bienfaitrice qui vit en appartement avec déjà trois chats, c'est dire qu'elle n'envisage pas de pouvoir la garder et nous a demandé de trouver pour elle une famille bien sous tous rapports.

La "chose" pèse six cents grammes, elle est propre, elle mange bien. Ce poids indique un âge approximatif d'un mois et demi.

Qui parmi nos lecteurs sera séduit ? Jolie comme elle est je pense qu'il y aura des amateurs sur les rangs, alors... ne perdez pas de temps pour vous manifester.

Je suis à votre disposition pour vous indiquer les modalités de cette adoption.

Je vous ai prévenus ! Elle est craquante !  DERNIERES NOUVELLES : Elle est adoptée par une amoureuse des chats, artiste peintre que nous aimons ...
Je vous ai prévenus ! Elle est craquante !  DERNIERES NOUVELLES : Elle est adoptée par une amoureuse des chats, artiste peintre que nous aimons ...

Je vous ai prévenus ! Elle est craquante ! DERNIERES NOUVELLES : Elle est adoptée par une amoureuse des chats, artiste peintre que nous aimons ...

19 juin... La petite merveille s'appelle désormais Fendi, elle fait le bonheur de sa nouvelle famille.

Petite merveille cherche maîtres affectueux

Rédigé par Monique

Publié le 11 Juin 2013

Ils sont nés d'une chatte sans maître qui s'est posée dans un jardin pour y faire naître ses petits.

Notre association va aider la propriétaire des lieux à capturer la maman pour la faire opérer et vous propose d'adopter un de ces jolis chatons et pourquoi pas les TROIS ! Ce sont tous les trois des mâles.

Laissez-nous un message si vous souhaitez d'autres renseignements. Bien entendu ces chatons seront placés avec un contrat d'adoption en bonne et due forme et vous devrez vous engager à les faire stériliser dès leur puberté.

Dans ce cadre vous bénéficierez des tarifs préférentiels que nous accordent les vétérinaires qui sont nos partenaires.

Chaton 1...

Chaton 1...

Chaton 2 ...

Chaton 2 ...

Chaton 3 ...

Chaton 3 ...

Rédigé par Monique

Publié le 9 Juin 2013

Pour dire la vérité, j'hésite souvent avant de rendre un chat à la liberté après que nous l'ayons fait stériliser et tatouer. La question ne se pose pas quand il s'agit d'un chat adulte, en bonne santé, manifestement inadapté à la vie en société humaine et qu'il est rendu au territoire qu'il connaît, où il trouvera abri et nourriture.

Le 22 mai j'ai relâché Holly capturée le 20 février alors qu'elle avait trois mois et demi à quatre mois. A cette époque elle était évidemment trop jeune pour être stérilisée et rendue à la liberté mais je ne suis pas parvenue à la socialiser, mais alors, pas du tout !

Après trois semaines d'enfermement au cours desquelles j'ai tout essayé en vain, j'ai ouvert la cage qu'elle partageait avec sa soeur Hippie.La sauvageonne n'a pas tardé à filer dans l'aire de jeux (où elle disposait de nourriture) pour ne plus rentrer dans la chatterie - du moins à ma connaissance -. Je n'avais pas non plus pu déterminer son sexe car elle ne s'est jamais laissée toucher.

Le temps passant j'ai réalisé que ces deux chats capturés le 20 février pourraient bien être un mâle et une femelle et chacun sait que dans le monde des chats un frère et une soeur peuvent donner naissance à des chatons si on leur en laisse le loisir !

Les deux chatons capturés le 20 février partagent une cage pendant trois semaines

Les deux chatons capturés le 20 février partagent une cage pendant trois semaines

Par chance c'est le chat au sexe indéterminé qui s'est laissé prendre dans la trappe disposée dans l'aire de jeux des chats et ce n'est qu'après l'avoir anesthésié que le vétérinaire m'a demandé, le 7 mai, de choisir un nom de CHATTE. Elle s'appellera Holly.

Pendant les deux semaines qui ont suivi son opération j'ai encore tenté d'en faire une chatte apte à vivre près des humains, sans plus de succès.

Mon inquiétude c'était qu'après trois mois elle ne reconnaisse plus le site où je l'avais capturée, où elle était peut-être née. Oui je dis bien "peut-être" car il n'est pas impossible qu'elle y ait été abandonnée par des maîtres assez lâches pour ne pas s'encombrer de chatons qu'ils ont laissés naître et dont ils se déchargent sur notre association.

Comme je ferai plus tard pour Moumoute, j'ai choisi un jour ensoleillé pour la reconduire à Bligny. Avant d'ouvrir la cage de transport je lui ai montré l'environnement, anxieuse de voir sa réaction. Aurait-elle peur ? Allait-elle filer droit devant elle sans rien reconnaître ?

A peine avais-je ouvert la porte de la cage qu'elle s'est précipitée... où ? Directement dans un vide sanitaire par le soupirail duquel je l'avais vue sortir trois mois plus tôt.

Longue vie à toi petite Holly, je croise les doigts pour que tu n'aies pas à payer trop cher le prix de ta liberté.

J'entends parfois des "connaisseurs" me dire que n'importe quel chat, pourvu qu'on s'en donne la peine, peut être apprivoisé. Ils me font bien rire.

6 mai, la veille de son passage chez notre vétérinaire... Est-ce un mâle ? une femelle ? C'est un chat toujours aussi paniqué !

6 mai, la veille de son passage chez notre vétérinaire... Est-ce un mâle ? une femelle ? C'est un chat toujours aussi paniqué !

Holly le 16 mai, toujours le même regard

Holly le 16 mai, toujours le même regard

19 mai... c'est décidé, dès que la pluie cesse, je la reconduis à Bligny

19 mai... c'est décidé, dès que la pluie cesse, je la reconduis à Bligny

Rédigé par Monique

Publié le 7 Juin 2013

Fin avril je vous ai raconté comment j'avais réussi à capturer Moumoute qui avait un sérieux problème de santé. Je vous ai ensuite annoncé la bonne nouvelle : la tumeur que notre vétérinaire avait enlevée de son dos n'était pas le fibrosarcome que je redoutais.

19 mai - Le temps a fait son oeuvre. Après trois semaines la cicatrisation a été satisfaisante, les corticoïdes ont réglé le problème de l'allergie aux puces, du moins momentanément, et le poil commence à repousser.

La convalescente mange bien et rouspète toujours autant quand on approche de sa cage. Gare aux coups de patte quand on veut manipuler sa gamelle et son bac à litière.

Depuis quelques jours je m'interroge : Moumoute a treize ans, le problème de peau risque de se réveiller... treize ans c'est aussi l'âge où l'insuffisance rénale peut apparaître. En bref je ne sais pas comment me comporter : dois-je remettre cette chatte sur le territoire qu'elle connaît, où elle a vécu pendant douze ans ou la garder - au point où j'en suis, une chatte de plus ou de moins fait peu de différence - ?

19 mai : Flanelle est morte... Si je garde Moumoute j'aurai toujours le même nombre de chats...

Après avoir bien réfléchi, le lendemain je décide de tenter l'expérience : ouvrir sa cage et voir comment elle se comporte avec les autres chats. Surprise ! A peine est-elle sortie qu'elle fonce directement dans l'aire de jeux des chats par la chatière qu'elle n'a jamais vue ! Non jamais vue, la cage dans laquelle elle était depuis trois semaines ne lui permettant pas de voir la chatière mais d'entendre son mouvement. Pas folle Moumoute !

C'est maintenant dans l'enclos que je vais aller voir ce qu'elle fait de cette semi liberté. Il se passe environ une minute avant que j'y arrive... et là... pas de Moumoute en vue. Je n'en crois pas mes yeux. J'ai beau chercher partout, sous les palettes/terrasse en bois, dans les niches dans lesquelles les chats peuvent goûter une parfaite tranquillité, dans le moindre recoin, Moumoute n'est nulle part.

Je dois me rendre à l'évidence, elle a réussi à faire ce que seulement deux ou trois chats savent faire : escalader les grilles avec retour de l'enclos. Maintenant c'est dans le jardin que je la cherche et je ne la trouve pas.

Me voilà avec la certitude d'avoir fait une bêtise. Si je l'avais reconduite sur le site du Centre Médical de Bligny elle ne serait pas, comme maintenant, lâchée dans un lieu inconnu. Je l'imagine partant droit devant elle, affolée, ne sachant où se diriger. Je dors mal...

Et puis le lendemain, je la découvre au fond du jardin, tranquillement couchée sous les groseilliers. Elle me répond quand je lui parle, elle vient même se frotter sur mes jambes et accepte sans rechigner de me suivre jusqu'à la chatterie. Quand j'écris "me suivre" pour être honnête je devrais écrire, suivre la gamelle que je tiens à la main. Va-t-elle accepter d'entrer dans la chatterie ? dans la maison ? Non, elle ne veut entrer nulle part. Elle se couche sur la terrasse comme n'importe quel chat habitué à la maison et à ses abords.

Je décide de disposer deux trappes de capture sur la terrasse et je prends successivement Berlingot, Haddock, Datcha. La nuit est tombée depuis longtemps quand Moumoute se décide enfin à entrer dans une trappe ! Ne croyez pas qu'elle soit anxieuse d'en sortir, non elle se met tranquillement à manger la gamelle appât. Je n'ai pas d'autre choix que de la remettre en cage.

La décision la plus sage s'impose, Moumoute retournera à Bligny. Pour ce retour je choisis un dimanche quand tout est tranquille, un dimanche ensoleillé : le dimanche 2 juin.

J'ai pris soin d'apporter une bonne gamelle qui lui sera offerte pour fêter son retour "chez elle" ! Quand nous arrivons dans le secteur où je l'ai capturée un mois plus tôt, je ne suis pas certaine d'avoir pris la bonne décision pourtant j'ouvre la cage de transport et je m'assure que la chatte voit bien la gamelle que je viens de déposer. Elle s'y intéresse à peine et comme je tourne les talons, je m'aperçois qu'elle me suit. Elle me suit jusqu'à ma voiture et se frotte sur mes jambes et me mord les pieds. Je retourne sur mes pas pour la ramener vers la bonne nourriture qui sent bien bon. Comme elle plonge son nez dans l'assiette je m'enfuis avec l'horrible sensation d'abandonner ma chatte.

Ridicule me direz-vous, ridicule de n'avoir pas pu m'empêcher de pleurer. Oui.

Bien entendu j'ai prévenu toute l'équipe des nourrisseurs pour leur signaler le retour de Moumoute sur son territoire ; je leur ai demandé d'y être particulièrement attentifs. Si je l'ai capturée une fois je pourrais peut-être la reprendre en cas de besoin.

Depuis trente ans je m'occupe de chats laissés pour compte et je n'ai toujours pas compris comment certains peuvent laisser leur animal, devenu encombrant, sur le bord de la route.

19 mai - La cicatrice est belle ...le problème cutané est en voie de guérison

19 mai - La cicatrice est belle ...le problème cutané est en voie de guérison

Rédigé par Monique

Publié le 3 Juin 2013

Certaines nouvelles lois, quand elles changent la perception que nous avons de la société ne sont votées qu'après une longue bataille parlementaire.

Vous voyez de quelle loi je veux vous parler ? .... Non ? Je vous donne un indice : une loi d'une portée considérable qui garantit une des grandes libertés républicaines. Oui je veux parler de la Loi relative au contrat d'association adoptée le 1er juillet 1901. La première proposition en avait été déposée par Pierre Waldeck-Rousseau le 11 février 1882 !

Ce n'est qu'après de nombreuses luttes de tous ordres que la liberté d'association fit l'objet d'une reconnaissance de principe dans la constitution de 1848. Ce beau principe resta cependant lettre morte car il ne pouvait se traduire dans les faits par des réunions et groupements organisés de personnes. Les lois de police de cette période d'effervescence politique soumettaient en effet à l'agrément du gouvernement toutes réunions de plus de sept personnes (Article 291 du Code pénal). La seule évocation du principe ne pouvait tenir face à des textes aussi restrictifs.

On le comprend la Loi du 1er juillet 1901 ne fut donc adoptée qu'après des années de lutte, de réticences des pouvoirs publics à l'égard de groupements désintéressés (et donc suspects), après des mois de débats passionnés. L'importance de la place qu'occupent les associations et les fondations cent douze ans plus tard, la multiplication permanente des initiatives privées font du monde associatif moderne un véritable phénomène de société.

Son Article 1 la définit ainsi :

L'association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d'une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices. Elle est régie, quant à sa validité, par les principes généraux du droit applicables aux contrats et obligations.

Les fondateurs conçoivent le projet de créer une association, ils ont la volonté de lui donner le jour. Ils sont à l'origine de sa naissance et auront aussi à coeur de faire grandir et prospérer leur progéniture, de tout mettre en oeuvre pour organiser sa vie et son développement en défendant une cause chère à tous les protagonistes. Une telle entreprise ne peut s'exercer que dans la durée. C'est pourquoi l'article 1 insiste sur le caractère permanent de la mise en commun de l'activité et des connaissances des membres de l'association.

Cette mise en commun des facultés intellectuelles et physiques des membres est essentielle et obligatoire. Elle est à l'association ce que la communauté de vie est au mariage.

Les tâches à effectuer pour atteindre les objectifs fixés n'incombent pas aux seuls fondateurs du groupement, il n'est jamais inutile de le rappeler. Cette notion de mise en commun est davantage que le simple apport d'un bien, elle implique toute la personne du sociétaire par son dévouement à l'association. Les membres ne peuvent pas faire l'économie de cet engagement personnel. Ils doivent donc, de manière permanente, prodiguer leur savoir, leurs avis, leur énergie et leurs initiatives, et même leur prestige, leur renommée, leur personnalité. Le paiement d'un droit d'entrée comme le versement d'une cotisation, ne peut se substituer à cette mise en commun.

De plus, la liberté d'association implique nécessairement que le groupement puisse bénéficier des ressources nécessaires à la réalisation de ses objectifs. Pour cette raison, en plus des recettes représentées par les cotisations des membres, une entrée directe dans l'économie est très souvent indispensable pour les associations ayant des objectifs ambitieux. Au delà des aspects juridiques, la philosophie même du monde associatif semble en cause : peut-on concevoir qu'un groupement sans but lucratif se comporte comme un banal opérateur économique ?

La loi de 1901 ne pose qu'une obligation négative : l'interdiction de partager des bénéfices entre les sociétaires. Cette interdiction légale n'empêche pas l'association de faire des bénéfices qui seront autant de ressources lui permettant de remplir avec efficacité son objet.

Voici donc posés les grands principes de la Loi du 1er juillet 1901 qui nous permet aujourd'hui de porter secours aux chats en détresse puisque c'est là l'objectif que se sont fixé les fondateurs au mois de juillet 1990.

Certes, dans la pratique, la grande majorité des membres se soustrait à l'obligation de mise en commun et nous ne pouvons que le regretter et encourager ceux qui voudraient rejoindre les "actifs" dans l'esprit de la Loi.

Sans doute les temps ont-ils changés et ceux qui ont à coeur de soutenir les entreprises des associations n'ont plus guère que le temps de signer des chèques. On aurait mauvaise grâce à le leur reprocher et ce n'est certes pas mon propos.

Pour finir, vous l'avez compris, si vous avez des idées pour trouver des moyens de financer notre activité, n"hésitez pas à nous les faire connaître !

Pierre WALDECK-ROUSSEAU (1846-1904)

Pierre WALDECK-ROUSSEAU (1846-1904)

Rédigé par Monique

Publié le 2 Juin 2013

Je vous ai déjà présenté Sophie Lacko,talentueuse artiste amie des chats. Vous avez pu voir les trois tableaux qu'elle nous a offerts et qui ont été vendus, un sur ce blog, les deux autres sur ebay.

Sur ebay c'est la même personne, amoureuse des chats, qui a acheté les deux tableaux et qui nous a fait la surprise d'ajouter un don à son chèque.

Sophie m'a fait l'amitié de m'envoyer les photos de quatre de ses nouvelles oeuvres (30 cm x 30 cm) qui seront exposées l'été prochain à Sancerres et m'a autorisée à vous en donner la primeur.

Sophie ne peint pas que des chats ...

http://www.artabus.com/lacko

HARRY

HARRY

HONEY

HONEY

MAXOU

MAXOU

HANS

HANS

Rédigé par Monique