Publié le 31 Octobre 2013

Je fais un rêve ...

Oui, vous avez déjà lu ça quelque part ! Je vous rassure, je ne me prends pas pour Martin Luther King !

I have a dream (« Je fais un rêve ») est à la fois le nom du discours le plus célèbre de Martin Luther King et le point d'orgue du Mouvement des droits civiques. Ce discours, prononcé le 28 août 1963, devant le Lincoln Memorial, à Washington, D.C., est généralement considéré comme l'un des plus grands et des plus marquants du XXe siècle. Le député américain John Lewis évoquait ainsi ce discours : « En parlant comme il l'a fait, il a éduqué, il a inspiré, il a guidé non pas simplement les gens qui étaient là, mais les gens partout en Amérique ainsi que les générations à venir »

Cinquante ans plus tard, je n'ai pas l'intention de vous assommer avec un discours mais vous raconter un rêve bien étrange que j'ai fait la nuit dernière. Cette narration ne fera pas date, mais on ne sait jamais, si je raconte ce rêve, il pourrait lui aussi inspirer, guider ceux qui donnent les orientations au C.H. de Bligny : qui doit être protégé, qui doit vivre ou mourir, qui doit être nourri, qui doit crever de froid l'hiver dans la neige ...

Alors voilà, j'ai rêvé que le Conseil d'Administration de "notre" hôpital se réunissait, le Président prenait la parole :

- Mes chers amis, je viens d'apprendre que depuis vingt trois ans des personnes se sont mobilisées pour nous éviter les problèmes que connaissent bien des établissements de santé, je veux parler de la prolifération des chats !

- Ah oui et combien nous a coûté cette "mobilisation" ?

L'Administrateur qui avait pris la parole avait le sourcil froncé, le visage écarlate, c'était le Trésorier.

- Mais rien justement, et c'est bien cela le plus étonnant. Ces gens ont travaillé gratuitement !

La Secrétaire générale, qui avait l'air d'en savoir un peu plus que les autres participants, ajoutait

- Ils ont capturé les chats pour les faire stériliser et tatouer et s'assurer de leur bon état de santé. Il semble aussi qu'ils les nourrissent, et pas avec des vieux restes, mais avec des aliments de qualité.

Le trésorier, le visage toujours aussi rouge reprenait :

- Et avec quel argent ont-ils payé les vétérinaires, acheté les aliments ?

Une charmante Dame a alors suggéré que ces gens devaient faire partie d'une association dont les adhérents et donateurs étaient sans aucun doute les membres du personnel. La Secrétaire générale, mieux renseignée qu'il n'y paraissait, ajoutait encore, presque gênée par l'énormité de son propos :

- Je sais que cela va vous surprendre mais, à ma connaissance, seuls deux membres du personnel sont Adhérents de cette Association qui, je le précise, a été créée spécialement pour les chats de notre établissement.

Une voix s'éleva :

- Ces bestioles, je veux parler des chats, ne sont pas les bienvenus. Ils sont sales et sans intérêt ! Qu'on les élimine !

Le Président avait écouté silencieusement cet échange. Il reprit la parole :

- Sans les chats, nous aurons les rats et les souris, est-ce préférable ? De plus, je vous rappelle que la présence des chats n'a pas empêché notre Centre Hospitalier de recevoir tous les labels de qualité, Agence Nationale d'Accréditation et d' Evaluation en Santé en 2002, accréditation V2 de la Haute Autorité de Santé en 2006 ! Et cela peut-être grâce à la présence des chats dans nos sous-sols et vides sanitaires qui en ont chassé la vermine.

C'est bizarre les rêves, on ne sait trop comment ils naissent, où suis-je allée chercher de pareilles affirmations de la part du Président ? Je reviens à mon rêve ...Les quatre professeurs en médecine, Bertrand, Pascal, Jacques et Alain se manifestèrent tous en même temps pour dire à peu près la même chose :

- Il est prouvé que nos patients retirent un réel bénéfice de la présence des chats, ils les aident à supporter leur hospitalisation, à évacuer leur stress. A l'époque où la ferme installée dans l'enceinte du sanatorium participait à fournir les animaux, volailles et cochons, aux cuisines, les patients s'activaient autour des bêtes qui les sortaient de l'ennui et parfois même du désespoir.

Visiblement le Président accueillait l'avis des Professeurs avec beaucoup d'intérêt. Il ajoutait, indiquant ainsi qu'il connaissait bien l'histoire du Centre :

- De tout temps la faune qui vivait et qui vit encore dans l'enceinte du parc a été protégée. Les chats ne devraient-ils pas être protégés aussi ?

La voix revêche qui s'était déjà élevée contre la présence des chats se fit à nouveau entendre :

- En quoi des chats qui rampent comme de la vermine dans les sous-sols peuvent-ils apporter un quelconque réconfort aux patients ?

Le Président, qui avait l'art de mener habilement la réunion, lança :

- C'est bien là le coeur du problème dont je souhaite vous entretenir aujourd'hui. Pour une raison obscure, notre Directeur qui vient de quitter ses fonctions, a commencé, il y a trois ans à interdire l'accès des sous-sols aux chats de l'établissement. Je vous l'ai dit précédemment, je viens de recevoir ces informations. Il apparaît qu'à l'approche de l'hiver les chats n'ont plus aucun abri, les derniers soupiraux qui rendaient encore accessibles certains sous-sols ont été grillagés. Des chats ont bien failli y mourir ...

Silence ... Eh non, je ne me suis pas réveillée à ce moment là. Le Président parcourut du regard son auditoire attentif et reprit :

- Finalement ce n'est pas une si mauvaise chose que nous ayons maintenant l'opportunité de donner aux chats un habitat plus en rapport avec leur statut d'animaux domestiques. Vous ne l'ignorez pas, mes ancêtres Banquiers furent parmi les bienfaiteurs de Bligny. En cent ans, Bligny est resté fidèle à l'éthique de ses fondateurs ce qui en fait une structure à visage humain.

Il reprit son souffle, juste pour asséner :

- Et dans une structure à visage humain on ne prive pas les patients du lien précieux qu'ils tissent avec les chats, ces animaux qui méritent notre respect et notre protection !

Je me demande comment je n'ai pas fait pipi de plaisir à ce moment de mon rêve ...

Joignant le geste à la parole, le Président brandit une photo...

Je fais un rêve ...

- Voici le modèle d'habitat que je souhaite voir dans le parc de Bligny, pour y abriter les chats ! Vous serez d'accord avec moi, ce chalet évoque les kiosques autrefois mis à disposition des familles des patients pour y prendre des repas à l'abri des intempéries. Ils s'intégreront parfaitement dans notre environnement.

Le trésorier qui était rouge jusqu'à présent vira au blanc, son élocution devint incertaine :

- Nous venons d'investir dans la rénovation de quelques toitures, tous les escaliers en métal sont mis en peinture ces jours ci...Où allons nous trouver l'argent pour un tel achat ? Et d'ailleurs combien coûte cet abri ?

- Trois mille six cent euros !

Je crois que dans mon rêve le Président souriait en pensant à ce qu'il allait ajouter :

- Vous avez raison de penser à la sauvegarde de nos deniers. Nous sommes treize, je vous propose que nous financions nous-mêmes ce premier achat, deux cent soixante dix sept euros chacun, ce n'est pas la mer à boire. Le plus simple serait que nous donnions à l'Association qui s'occupe si bien des chats, les moyens de faire cet achat.

Le Vice-président qui n'avait encore rien dit, lança, en sortant son chéquier :

- J'établis mon chèque au nom de cette Association qui me délivrera un reçu fiscal. Ainsi mon geste généreux ne me coûtera que quatre vingt quatre euros... Allons, j'arrondis mon chèque à trois cents euros ! Je vous engage à faire comme moi.

Incroyable, n'est-ce pas, ce rêve ! Un trésorier reste un homme d'argent et celui-ci n'est pas dépourvu de vivacité d'esprit :

- Fort bien, voilà adopté le principe de chats traités comme des coqs en pâte, luxueusement logés mais si cette association vient à manquer d'adhérents et par conséquent d'argent pour financer les frais vétérinaires et leurs achats d'aliments, allons-nous encore être mis à contribution ?

A ce moment ... non je ne m'éveillai pas encore, je ne pouvais que rêver car j'entendis le Président déclarer :

- J'y ai pensé. Autrefois il y avait, dans les services, des panneaux indiquant qu'il était interdit de nourrir les chats. Nous allons replacer des panneaux avec l'inscription suivante :

"Avis au personnel :

L'adhésion à l'Association

"Les Amis des Chats de Bligny" est OBLIGATOIRE".

Sous le choc, je m'éveillai enfin ! Quel rêve mes amis ! Comme j'aurais aimé que ce ne soit pas seulement un rêve ! Pour reprendre pied avec la réalité je regardai la photo prise la veille à Bligny, tout près de l'entrée...une photo de notre Moumoute opérée au printemps dernier d'une vilaine grosseur qui pouvait faire craindre un fibrosarcome...

Que la réalité est triste, aussi triste que ce jour de pluie.

Moumoute, qui n'a pas d'autre abri que dans le rhododendron près de sa niche/cantine...

Moumoute, qui n'a pas d'autre abri que dans le rhododendron près de sa niche/cantine...

Moumoute présente deux vilaines plaies entre les yeux et les oreilles, probablement des plaies de grattage dues à une gâle d'oreille.Pauvre petite Moumoute qu'il va falloir reconduire chez notre vétérinaire.

Moumoute présente deux vilaines plaies entre les yeux et les oreilles, probablement des plaies de grattage dues à une gâle d'oreille.Pauvre petite Moumoute qu'il va falloir reconduire chez notre vétérinaire.

Rédigé par Monique

Publié le 27 Octobre 2013

et utile pour les protecteurs des animaux qui veulent faire respecter leurs droits, n'importe où, dans n'importe quelle circonstance. Il faut apprendre pour être efficace.

Rédigé par

Publié le 26 Octobre 2013

Tous les lecteurs de ce blog ne connaissent pas Bligny. Savent-ils au moins que Bligny n'est pas une ville mais un lieu, un parc de 85 hectares dans lequel un sanatorium fut construit au début du 20ème siècle ? Des "poilus" de 14-18, pour ceux qui étaient sortis de l'enfer, vinrent y soigner leurs poumons. La tuberculose reculant, le sanatorium évolua en Centre Médical et plus récemment en Centre Hospitalier.

Cela étant, je ne suis pas là pour vous raconter l'histoire de Bligny mais pour vous parler des chats qui y vécurent et y perdirent la vie.

Le C.H. de Bligny s'inscrit dans un agréable cadre de verdure. Il n'est pas "tout béton" comme d'autres établissements ayant la même vocation.

Le C.H. de Bligny s'inscrit dans un agréable cadre de verdure. Il n'est pas "tout béton" comme d'autres établissements ayant la même vocation.

Disséminées dans le parc, des gloriettes sont en cours de restauration. Elles font partie du patrimoine de l'hôpital...Les patients ne les fréquentent plus guère comme l'état des bancs en atteste. .
Disséminées dans le parc, des gloriettes sont en cours de restauration. Elles font partie du patrimoine de l'hôpital...Les patients ne les fréquentent plus guère comme l'état des bancs en atteste. .

Disséminées dans le parc, des gloriettes sont en cours de restauration. Elles font partie du patrimoine de l'hôpital...Les patients ne les fréquentent plus guère comme l'état des bancs en atteste. .

Pendant des années des chats y furent abandonnés et vécurent tant bien que mal, certains patients avaient sans doute pitié d'eux et leur distribuaient une partie de leur repas. Les chats faisaient leur travail de chat, ils chassaient les rongeurs et autres insectes indésirables, genre cafards. Ils apportaient aussi une note de gaîté dans ce parc, au même titre que les oiseaux et les écureuils. Ce que les chats devaient apprécier c'était le confort des sous-sols et des vides sanitaires auxquels ils avaient accès. Tuyaux de chauffage, ballons d'eau chaude et safaris à l'abri des intempéries...voilà ce que connaissaient les chats de Bligny.

Pour leur malheur, ils se reproduisaient sans contrôle avec le cortège des "inconvénients" qui en résultaient pour la tranquillité des patients. Alors, quand ils devenaient trop nombreux et pour rétablir le calme, les Directeurs successifs en faisaient éliminer une partie par les méthodes employées pour les rats et les souris. Les chats mouraient où ils pouvaient. Ceux qui rendaient l'âme à l'extérieur étaient ramassés, parce que les cadavres faisaient désordre. La plupart de ceux qui agonisaient dans les sous-sols y restaient pour l'éternité sous forme de momies cartonnées.

Depuis la création du sanatorium au début du 20ème siècle, les lois protégeant les animaux domestiques ont évolué. Si aujourd'hui des intellectuels, ou réputés tels, ont signé un manifeste pour que les animaux ne soient plus considérés seulement comme des objets pouvant se déplacer par leurs propres moyens, il y a déjà longtemps qu'on a plus le droit de les éliminer comme de la vermine, sous peine d'être sévèrement sanctionnés, en théorie.

Au printemps 1990, la nouvelle de cette évolution n'était pas encore parvenue à Bligny puisqu'une "déchatisation" avait eu lieu au mois de mars. Bref, oublions les sujets qui fâchent. Le Directeur de l'établissement s'est vite rendu aux raisons de celles qui voulaient protéger les chats. Il a aussi compris qu'il valait mieux autoriser ce qu'on ne peut empêcher dans la pratique. Les panneaux d'interdiction de nourrir les chats ont disparu. Les membres de notre association ont été autorisés à disposer des niches/cantine dans des endroits discrets. Les chats y reçoivent depuis 23 ans de la nourriture de qualité et de l'eau fraîche. Les patients ont été dissuadés de se priver de leur repas pour les distribuer aux chats et beaucoup ont été heureux d'apprendre qu'à Bligny on respecte la vie, fut-elle celle de chats sans maîtres.

Cette niche/cantine a été la première installée à Petit Fontainebleau en 1990. Après 22 années de bons services elle n'en pouvait plus !

Cette niche/cantine a été la première installée à Petit Fontainebleau en 1990. Après 22 années de bons services elle n'en pouvait plus !

Voici la remplaçante,"made in Fontenay les Briis"  par Christophe, photographiée dans son atelier.

Voici la remplaçante,"made in Fontenay les Briis" par Christophe, photographiée dans son atelier.

Ainsi pendant 20 ans (de 1990 à 2010) les chats sans maîtres, mais pas sans protecteurs, de Bligny ont connu une vie, non pas idéale mais relativement confortable. Ceux que nous avons pu reconvertir en chats adoptables ou potentiellement adoptables n'ont pas été remis sur leur territoire. Cent quatre vingt deux chats ont été "neutralisés" sur ce site.

Au mois de février 2010 les choses se sont gâtées. Brusquement le Directeur, qui n'était plus celui avec lequel nous avions des rapports distants mais courtois, se piquant d'hygiène, a commencé à faire grillager les accès aux sous-sols pour empêcher les chats de s'y réfugier. Février 2010, il y avait de la neige, il faisait froid. Où croyez-vous qu'ils étaient les chats ? Dans les sous-sols pardi ! C'est en constatant leur absence et voyant la nourriture intacte dans nos niches/cantines que nos nourrisseurs se sont inquiétés. Ils ont posé des questions aux membres visibles du personnel qui nous ont renseignés.

Je me suis mise en rapport avec le Directeur qui m'a envoyée sur les roses, indiquant qu'il n'était pas de mon ressort de faire des enquêtes auprès du personnel de l'établissement et qu'il avait pris soin de faire évacuer les sous-sols avant de faire poser les grilles.

Pour faire une telle affirmation ce Directeur n'avait probablement jamais mis les pieds dans un sous-sol de "son" hôpital ...Il ignorait qu'il ne suffit pas de claquer des doigts pour faire sortir des chats craintifs de leurs innombrables cachettes dans le dédale des vides sanitaires.

Avec bien des difficultés et des heures de patience Christophe et Ghislaine, qui s'étaient fait ouvrir l'accès à un sous-sol, ont pu extraire quelques chats de leur prison.

Cette niche/cantine, placée à proximité d'un soupirail de la chaufferie était le point de nourrissage de quelques chats,  Muscade était la plus fidèle.

Cette niche/cantine, placée à proximité d'un soupirail de la chaufferie était le point de nourrissage de quelques chats, Muscade était la plus fidèle.

Les jours de mauvais temps, elle attendait le passage des nourrisseurs, dans le confort de la chaufferie.

Les jours de mauvais temps, elle attendait le passage des nourrisseurs, dans le confort de la chaufferie.

Le soupirail a été fermé. L'hiver suivant Muscade a été retrouvée morte sous la pluie. Les détritus s'accumulent devant la petite fenêtre close.

Le soupirail a été fermé. L'hiver suivant Muscade a été retrouvée morte sous la pluie. Les détritus s'accumulent devant la petite fenêtre close.

Le temps a passé, un petit soupirail était resté ouvert donnant accès aux entrailles d'un vaste secteur de l'hôpital. C'est par ce soupirail que j'avais vu sortir quelques chats à la fin du mois de février. Plusieurs ont été capturés (articles des 21 février et 29 mars). Après leur passage chez le vétérinaire et le temps de convalescence, ils ont été relâchés au même endroit. Holly, capturée chaton fin février, est aussi retournée dans l'environnement qu'elle n'avait pas oublié (article du 9 juin).

Récemment, quand Christophe m'a appris que cette petite ouverture avait aussi été grillagée, c'est à Holly que j'ai tout de suite pensé, Holly la petite sauvageonne que j'avais, en vain, tenté de socialiser et que j'avais vue s'engouffrer dans ce trou quand je m'étais résolue à la relâcher.

Le Directeur -celui avec qui j'avais eu un si chaleureux contact au mois de février 2010 - vient de quitter ses fonctions. C'est le Directeur Administratif qui assure l'intérim. Dès que je lui ai fait part de mes inquiétudes quant au sort cruel qui serait celui de chats prisonniers dans ce labyrinthe, il m'a mise en rapport avec les services techniques qui m'ont donné accès à ce sous-sol.

Une trappe disposée près de cette petite ouverture m'avait permis de capturer plusieurs chats dont deux petites chattes noires

Une trappe disposée près de cette petite ouverture m'avait permis de capturer plusieurs chats dont deux petites chattes noires

Voici l'espace auquel les chats accédaient par cette ouverture maintenant grillagée.

Voici l'espace auquel les chats accédaient par cette ouverture maintenant grillagée.

Cet espace débouche sur un couloir qui donne accès à d'autres espaces... des centaines de mètres carrés et autant de cachettes pour nos chats. Qui pourrait sérieusement affirmer que les chats ont été évacués ?
Cet espace débouche sur un couloir qui donne accès à d'autres espaces... des centaines de mètres carrés et autant de cachettes pour nos chats. Qui pourrait sérieusement affirmer que les chats ont été évacués ?
Cet espace débouche sur un couloir qui donne accès à d'autres espaces... des centaines de mètres carrés et autant de cachettes pour nos chats. Qui pourrait sérieusement affirmer que les chats ont été évacués ?

Cet espace débouche sur un couloir qui donne accès à d'autres espaces... des centaines de mètres carrés et autant de cachettes pour nos chats. Qui pourrait sérieusement affirmer que les chats ont été évacués ?

La première fois que j'ai voulu aller y déposer nos trappes j'ai dû rebrousser chemin car il n'y avait plus de lumière. Electricité coupée ou ampoules "mortes" ? J'y suis retournée avec Christophe, chacun portant une trappe et une lampe torche. Nous avons exploré autant que faire se peut dans ces mauvaises conditions. Et... nous n'avons rien vu bouger, rien entendu. Quand nous nous dirigions vers la sortie, un peu par hasard j'ai envoyé le faisceau lumineux de ma lampe vers un coin d'un vide sanitaire et j'ai vu... un chaton !!! Un chaton que Christophe a essayé d'attraper. Il n'a fait que provoquer sa fuite vers le labyrinthe obscur.

Il nous restait à espérer qu'il reviendrait, guidé par la bonne odeur des appâts que nous avions disposés dans nos trappes.

Voilà pourquoi les jours suivants j'ai multiplié les visites dans ce sous-sol. J'avais tout de même pris soin d'acheter quelques ampoules électriques afin d'y voir clair !

Capturé le 16 octobre le chaton ! Deux jours plus tard, elle (oui c'est une fille) n'a plus vraiment peur. Elle se laisse caresser.
Capturé le 16 octobre le chaton ! Deux jours plus tard, elle (oui c'est une fille) n'a plus vraiment peur. Elle se laisse caresser.

Capturé le 16 octobre le chaton ! Deux jours plus tard, elle (oui c'est une fille) n'a plus vraiment peur. Elle se laisse caresser.

N'y avait-il que ce chaton dans le sous-sol ? Patience... nouvel appât, nouvelles visites dans le sous-sol ...

17 octobre. C'est au tour d'un adulte de se faire prendre. Un adulte qui a tout l'air d'être la maman du chaton. Elle est opérée aujourd'hui et s'appelle Hindia.

17 octobre. C'est au tour d'un adulte de se faire prendre. Un adulte qui a tout l'air d'être la maman du chaton. Elle est opérée aujourd'hui et s'appelle Hindia.

Pas question de plier bagage sans être sûre que je n'abandonnais pas un prisonnier derrière moi, condamné à mourir de faim et de soif. J'ai laissé une trappe et son appât appétissant et odorant au même endroit. Pour faire bonne mesure j'ai aussi placé un peu plus loin une petite gamelle de croquettes et bien sûr plusieurs bols d'eau.

A chacune de mes visites de contrôle je constatais que rien n'avait été mangé, pas même les petits morceaux de pâtée à l'entrée de la trappe. N'y avait-il plus personne à capturer ? Après je ne sais plus combien de visites je m'aperçus que quelques croquettes avaient été mangées. Je changeai l'appât humide qui n'était plus très frais.

19 octobre en fin d'après midi, il manquait encore un tout petit peu de croquettes. Un chat affamé n'aurait pas mangé aussi peu de nourriture... était-ce une souris, un rat que je nourrissais ?

Dimanche 20 octobre 19 h 30, je commençais à trouver ces allers et retours un peu lassants ! Mais... quand faut y aller, faut y aller ! Et là, je vois ma trappe fermée ! Quelque chose bouge à l'intérieur. Quel genre d'animal s'est finalement fait prendre ?

Et voilà l'animal capturé, une petite chatte qui tente de se dissimuler derrière sa soeur.

Et voilà l'animal capturé, une petite chatte qui tente de se dissimuler derrière sa soeur.

Il aura fallu une semaine de patience pour récupérer ces trois là !

J'ai laissé une gamelle de croquettes "témoin" et de l'eau... samedi 26 octobre, comme tous les jours de la semaine, je suis allée voir si quelque chose avait bougé. Il semble que cette fois ci il n'y ait plus de chats à sauver dans ce sous-sol. Je n'ai pas revu Holly, ni Hortense, ni Hirsute. Où sont-elles ?

Merci d'avoir, vous aussi, été patient et de m'avoir lue jusque là. Demain ou après-demain, je vous "parlerai" encore de ces chats auxquels il faut maintenant trouver un abri.

Rédigé par Monique

Publié le 20 Octobre 2013

Les aventures de l'ARCHE (Essonne) PERDUE

Je vous ai récemment raconté le difficile accouchement de l'association qui serait chargée de la gestion du refuge départemental "L'Arche Essonne". Si j'ai un peu tardé à vous raconter la suite, c'est que j'étais ailleurs, sur le terrain, mais ceci est une autre histoire dont je vous parlerai bientôt aussi.

Revenons à Villebon-sur-Yvette en 1993, l'association existe sur le papier et le refuge a ouvert ses portes au mois de septembre.

Depuis 1987 j'avais rejoint le Conseil d'administration de la Confédération Nationale des SPA de France. J'avais ainsi eu l'occasion de visiter de nombreux refuges, et de relever les meilleures idées comme cette superbe chatterie/duplex du refuge de Brignais, appartenant à la SPA de Lyon et du Sud-est, pour ne citer que cet exemple. Bien avant que le refuge ne soit construit à Villebon-sur-Yvette, j'avais conseillé à Gérard Nevers d'emmener l'architecte choisi, faire une visite des réalisations les plus intelligentes en matière de refuge. Mes suggestions sont malheureusement restées lettre morte.

Quelle déception la première fois que j'ai poussé la porte de l'Arche ! Les boxes des chiens dépourvus de courettes individuelles librement accessibles aux animaux étaient plus appropriés dans une fourrière, où les rotations sont rapides, que dans un refuge. Une chatterie collective, sorte d'aquarium vitré, qui ne prévoit pas davantage d'aire de jeux grillagée en plein air. Pour en faciliter le nettoyage, une structure métallique, sorte d'étagère comme on en voit dans les ateliers ou les salles d'archives était érigée au centre de la pièce. Pour le "confort" des chats quelques serpillères y avaient été déposées. Voilà qui se confirmait, l'architecte choisi par Gérard Nevers ignorait tout des besoins des animaux transitant dans un refuge. Pour la somme investie dans cette réalisation je m'attendais à voir un refuge quatre étoiles !

La première déception passée, voyons comment fonctionnait ce refuge. En composant le numéro de téléphone, on était invariablement mis en communication avec un répondeur. Un message enregistré indiquait les jours et heures d'adoption : deux dimanches après-midi par mois les deux premières années puis, à partir de la fin de l'année 1995, tous les dimanches de 14 heures à 17 heures et, autre nouveauté, sur rendez-vous. Le répondeur était tout de même enregistreur : il vous invitait à laisser vos coordonnées ainsi que le motif de votre appel. J'ai testé pour vous : avec un peu de chance, vous étiez rappelé dans la journée.

Un détail croustillant : dès l'entré le visiteur était accueilli par un panneau qui indiquait, je vous cite de mémoire "Cet établissement n'est pas un zoo, si vous n'avez pas l'intention d'adopter, vous n'avez rien à faire ici. " Les mots utilisés n'étaient peut-être pas ceux là mais le sens du message est restitué.

Le Conseil d'Administration de l'Association de gestion encourageait-il un tel fonctionnement ? Vous vous souvenez de sa composition ? Si vous avez oublié le vous le rappelle :

Le Président Gérard Nevers, Conseiller général et Maire de Villebon sur Yvette, dix vétérinaires, deux représentants de l'Union des Maires, deux représentants du CDPAE (Comité Départemental de Protection Animale de l'Essonne dont l'objet était notamment de favoriser le développement d'une meilleure harmonie de l'homme avec son environnement animal). En théorie il y avait aussi cinq représentants des associations de protection animale du département mais le seul représentant de cette catégorie avait présenté sa démission après quelques mois.

Il n'est pas inutile de le rappeler : l'association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d'une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices. L'absence d'un tel engagement serait de nature à remettre en cause la qualification d'un tel regroupement d'individus.

On distingue

1/ des membres actifs : la nature et l'étendue de leur engagement bénévole sont fonction à la fois de leur disponibilité et de leurs compétences. Les bénévoles sont par définition actifs. Ce sont eux qui acceptent d'assumer des fonctions dirigeantes (Conseil d'Administration), ils prennent des responsabilités et se chargent de l'organisation des activités sur un plan concret.

2/ des membres passifs : ils se contentent de soutenir financièrement l'association sans s'y engager, ni en profiter.

3/ des utilisateurs/clients/bénéficiaires du bien ou du service proposé par l'association. Selon le bénéfice qu'ils en retirent, les utilisateurs de l'association participent financièrement de manière plus ou moins importante. Leur contribution financière est la stricte rémunération du service dispensé par l'association. Sur le plan juridique ils ne peuvent être qualifiés d'adhérents.

Mettre en commun, fort bien, mais les Administrateurs de cette association n'avaient pas la moindre idée de ce que doit être le fonctionnement d'un refuge. Incontestablement ils avaient des compétences mais dans d'autres domaines. Ils ignoraient aussi que les dirigeants sont des bénévoles. De très nombreux vétérinaires essonniens, y compris les dix Administrateurs, venaient, à tour de rôle, prodiguer des soins aux animaux du refuge. Pour ce travail, ils étaient tous rémunérés.

Les Administrateurs de cette association auraient dû la faire rayonner, rechercher des membres actifs mais aussi des passifs (voir plus haut), susciter des dons, ouvrir largement les portes du refuge pour enregistrer un maximum d'adoptions.

Or, leur recherche s'est concentrée sur des "clients" qu'ils ont appelés "adhérents". En effet, si le Département s'était doté d'une fourrière en 1982 pour accueillir les animaux errants, le service de capture n'était pas proposé. Les captures restaient à la charge des services municipaux.

Voilà le service que l'Arche Essonne a proposé aux Municipalités : les captures. Au mois de mars 1996, Gérard Nevers m'indiquait que le refuge comptait cinquante trois adhérents. Le montant de ce qu'il appelait indûment l'adhésion étant fonction du nombre d'habitants de chaque commune.

Un refuge qui compte des adhérents ? Où est donc passée l'Association, celle qui a mis dix ans à voir le jour ?

Quelque deux ans après sa création, l'association de gestion du refuge animalier est jetée aux oubliettes et l'Arche-Essonne est municipalisé. La structure demeure toutefois la propriété du Département.

Quelque deux ans après sa création, l'association de gestion du refuge animalier est jetée aux oubliettes et l'Arche-Essonne est municipalisé. La structure demeure toutefois la propriété du Département.

Voilà donc le refuge départemental confié aux seuls employés municipaux de Villebon sur Yvette avec une organisation très particulière. Le refuge est ouvert quelques heures le dimanche, sauf au mois d'août, et sur prise de rendez-vous via le répondeur téléphonique. Dans un article du Républicain en date du 8 août 1996, la Directrice répond à certaines critiques que j'avais formulées : "Nous ne pouvons pas ouvrir tout le temps, cela demande trop de travail. Ce système de répondeur nous permet d'avoir plus de disponibilité ailleurs".

Disponibles pour quoi faire ? "Pour répondre aux besoins de la cinquantaine de communes essonniennes qui adhèrent à l'Arche. A la fin de sa première année de fonctionnement, les équipes de capture avaient parcouru près de 22 500 kms. " La Directrice enchaîne : "On persiste à penser qu'une ouverture plus systématique est une perte de temps et surtout une source de stress pour les animaux.". D'où la pancarte que j'avais remarquée lors de ma première visite.

Les gestionnaires de l'Arche-Essonne apparaissaient comme de fins stratèges. Dans les refuges bien organisés une règle est observée : ne jamais exiger un paiement lors des abandons. Cette pratique constitue dans la majorité des cas, la meilleure façon de provoquer les abandons sauvages.

Or, à Villebon-sur-Yvette les abandons étaient tarifés et affichés à l'entrée :

- chiens: de 200 à 400 francs (de 31 à 62 €) suivant la taille et, tenez-vous bien, de 600 à 800 francs (92 à 123 €) si l'animal est âgé.

- chats : 200 francs (31 €) et plus si l'animal est âgé.

Qui abandonne son animal dans un refuge ?

- Les personnes qui sont confrontées à de graves difficultés économiques. L'abandon obligé est un stress ajouté au problème personnel. Demander de l'argent à de telles personnes est une aberration.

- Ceux qui sont confrontés à un réel problème de santé, le plus souvent une allergie manifestée par un enfant. C'est seulement après avoir frappé en vain à la porte des amis, des parents, qu'ils prendront le chemin du refuge. Ces personnes sont toutes disposées à faire un don, à adhérer à l'association ( plus d'association) si elles rencontrent compréhension et chaleur humaines. Elles se disent choquées par l'abandon tarifé.

- Ceux qui, après avoir satisfait un caprice, s'aperçoivent des contraintes que représente un animal, le plus souvent à la veille des vacances. Ce sont les plus nombreux. Parmi ceux là certains accepteront de payer, trop contents d'être débarrassés, quel qu'en soit le prix. D'autres attacheront si peu d'importance à leur animal qu'ils n'hésiteront pas à s'en débarrasser en l'abandonnant n'importe où sans bourse délier !

- Restent les propriétaires de chattes non stérilisées qui se retrouvent avec des chatons "sur les bras". Par souci d'économie ces gens là ont rarement, sinon jamais, poussé la porte d'une clinique vétérinaire. Il ne vont certainement pas débourser une somme équivalente à l'ovariectomie/tatouage d'une chatte pour se débarrasser des chatons. "Houste ! A la rue ! Les chats se débrouillent très bien sans nous !"

Les méthodes des protecteurs du dimanche de Villebon-sur-Yvette étaient incontestablement de nature à éloigner le public et à favoriser les abandons "sauvages".

Revenons-en aux animaux capturés. A l'ouverture de l'Arche-Essonne en 1993, notre Département était contaminé par la rage depuis 1986. Seuls les animaux tatoués et valablement vaccinés contre la rage étaient restitués à leur propriétaire contre le paiement des frais de fourrière.

Les autres étaient transférés à la fourrière départementale où ils risquaient fort d' être euthanasiés. Certains avaient une petite chance d'échapper à l'euthanasie légale si les maîtres parvenaient à prouver qu'ils étaient vaccinés. Mais comment authentifier une vaccination si l'animal n'est pas identifié par tatouage ou puce électronique ? (Le certificat de vaccination comporte l'identité de l'animal).

Oui mais... au mois d'avril 1996 tout change pour nos animaux trouvés : l'Essonne est retiré de la liste des départements contaminés de rage. Les animaux non réclamés par leur propriétaire deviennent la propriété du gestionnaire de la fourrière et peuvent être confiés à une association qui gère un refuge en vue d'être adoptés ! Retour à Villebon-sur-Yvette ? Euh ??? Il n'y a plus d'Association de gestion...

Sale temps pour les protecteurs du dimanche ! Qu'allaient-ils faire sans le secours de la providentielle obligation d'euthanasier les animaux errants non réclamés par leur propriétaire ? Accueillir ces animaux et ouvrir plus souvent le refuge aux adoptants ? Vous n'y pensez pas, c'est trop de stress pour les animaux ! Et quelle perte de temps pour le personnel !

Le Comité Départemental de Protection Animale dont deux représentants siégeaient dans la défunte association allait-il trouver une solution ? Avec les millions de francs de fonds publics qu'il avait ponctionnés depuis sa création, il n'avait jamais rien fait d'autre que de publier de coûteux annuaires inutiles, ou appris aux enfants comment fonctionnent une poule ou une mygale.

Alors que la prolifération des animaux domestiques est la préoccupation majeure de tous les protecteurs d'animaux, il n'avait jamais lancé une campagne d'information en faveur de la stérilisation des chats, jamais aidé des personnes nécessiteuses à faire stériliser leurs animaux. Mieux, dans une de ses publications, il conseillait de faire reproduire les chattes deux fois par an !

Pour organiser avec succès un refuge pour animaux, on peut apprendre la gestion dans une école, acquérir des connaissances en droit, en médecine vétérinaire mais il faut un quelque chose de plus, d'indéfinissable, peut-être un amour irraisonné et véritable des animaux. Il est bon aussi de bénéficier de l'expérience de ceux qui nous ont précédés dans ce difficile combat qu'est la protection animale, si souvent méprisé.

L'ARCHE-ESSONNE a fermé ses portes au mois de mai 2008 après à peine quinze années d'existence.

Vous l'aurez peut-être remarqué en lisant le compte-rendu de la réunion du Conseil Municipal qui a municipalisé le refuge animalier, le Conseil général avait prévu la construction d'autres refuges dans le sud, l'est et l'ouest du Département, le refuge de Villebon-nord étant le "pilote".

Les Conseillers généraux des années 1990 étaient-ils réellement concernés par la protection des animaux ? Je ne vous dirai pas ce que j'en pense. Lors des fréquents contacts que j'avais dans ces années là avec mes aînés, les responsables de grands refuges en région, comme on dit maintenant, à Lyon, à Dijon, à Angers, je faisais rire tout le monde quand j'évoquais le refuge départemental et son coût de construction.

- << Il est en marbre de Carrare ton refuge, les grilles des boxes sont plaquées or ? >>

Que sont devenus les "Aventuriers de l'Arche (essonne) Perdue" ? Ceux qui étaient à l'origine de sa création.

Gérard Nevers, Conseiller général, Maire de Villebon-sur-Yvette, décédé au mois de mars 2003 à l'âge de 55 ans.

Michel Pelchat, Conseiller général en charge de l'Equipement, décédé le 12 février 2004 à l'âge de 68 ans.

Jean Coulombel, Conseiller général, Président (après Xavier Dugoin) du Comité Départemental de Protection Animale de l'Essonne, décédé le 13 juillet 2000 à l'âge de 78 ans. Il n'aura pas longtemps survécu à son Association - le CDPAE dissout le 27 septembre 1999.

Récemment, apprenant les grandes difficultés d'un des plus anciens refuges du Département, celui de l'ARPA à Ris-Orangis, je me suis demandé ce qu'était devenue la chère structure départementale et je suis allée voir et photographier.

30 septembre 2013 - J'ai bravé les panneaux "CHANTIER INTERDIT AU PUBLIC"
30 septembre 2013 - J'ai bravé les panneaux "CHANTIER INTERDIT AU PUBLIC"
30 septembre 2013 - J'ai bravé les panneaux "CHANTIER INTERDIT AU PUBLIC"

30 septembre 2013 - J'ai bravé les panneaux "CHANTIER INTERDIT AU PUBLIC"

Tout ça pour ça !

Ce machin à plus d'un million et demi d'euros, au toit en tôle rouillée, sert aujourd'hui de baraques de chantier pour l'aménagement de l'échangeur de Courtabeuf sur l'autoroute A 10.

A la fin des travaux, il aura disparu. C'est ce qu'a confirmé Dominique Fontenaille, Maire de Villebon-sur-Yvette et Président de la Commission des finances du Conseil général. Je serais surprise que ce gâchis l'empêche de dormir.

L'Arche-Essonne c'est, sur cette photo aérienne, le petit rectangle blanc près de l'autoroute.

L'Arche-Essonne c'est, sur cette photo aérienne, le petit rectangle blanc près de l'autoroute.

N'y a t-il aucun moyen de sauver le bâtiment ? Est-il envisageable d'obtenir un dédommagement de la part de la société de l'aménagement de l'échangeur de Courtabeuf pour construire quelque chose ailleurs ? C'est ce que je vais demander à Jérome Guedj, notre Président du Conseil général de l'Essonne.

Rédigé par Monique

Publié le 12 Octobre 2013

Une histoire qui commence bien et qui finit mal

Voilà comment tout a commencé au mois de novembre 1983...les représentantes de l'ARPA étaient Mesdames Panis, Saugues, Arens et Lefranc...

Voilà comment tout a commencé au mois de novembre 1983...les représentantes de l'ARPA étaient Mesdames Panis, Saugues, Arens et Lefranc...

30 septembre 2013... Que s'est-il donc passé pour que cet "équipement éminement nécessaire dans le département (Essonne) " offre aujourd'hui un si triste spectacle ? Je vais essayer de vous le raconter...
30 septembre 2013... Que s'est-il donc passé pour que cet "équipement éminement nécessaire dans le département (Essonne) " offre aujourd'hui un si triste spectacle ? Je vais essayer de vous le raconter...
30 septembre 2013... Que s'est-il donc passé pour que cet "équipement éminement nécessaire dans le département (Essonne) " offre aujourd'hui un si triste spectacle ? Je vais essayer de vous le raconter...

30 septembre 2013... Que s'est-il donc passé pour que cet "équipement éminement nécessaire dans le département (Essonne) " offre aujourd'hui un si triste spectacle ? Je vais essayer de vous le raconter...

J'avais récemment intégré l'équipe des protecteurs d'animaux au sein de l'Association Rissoise de Protection des Animaux. Une précision : les participantes à cette réunion de 1983 n'ont plus aucun rapport, ni de près, ni de loin avec l'actuelle ARPA.

Rapidement les deux représentantes d' "Assistance aux Animaux" ont quitté la réunion, pas intéressées car, vous l'aurez peut-être remarqué en lisant l'article, si la Commune de Villebon sur Yvette offrait le terrain, la maîtrise d'ouvrage devait être assurée par les associations concernées qui auraient fusionné en une structure unique.

Bien évidemment la très médiatique SPA (de Paris) ne pouvait, un instant, envisager l'idée de fusionner avec une obscure association essonnienne. Madame Sujansky, directrice de cette SPA nous a rapidement fait savoir aussi que, s'il devait y avoir un refuge à Villebon-sur-Yvette, il serait financé par le Département de l'Essonne, la SPA ne disposant pas des fonds nécessaires à une telle réalisation. Vous l'imaginez sans peine, l'ARPA de Ris-Orangis en avait encore moins la possibilité.

Le jour même Liliane Sujansky a souhaité visiter notre refuge et n'a pas été avare de compliments. L'équipe de l'ARPA était digne de se voir confier la gestion de la future filiale de la SPA parisienne puisque c'était sous cette forme qu'elle voyait fonctionner le refuge départemental essonnien.

Je ne connaissais pas grand chose à la gestion d'un refuge pour animaux, aussi c'est avec intérêt et curiosité que j'ai accompagné Gilberte et Hélène au Siège parisien de la SPA, répondant à l'invitation de Liliane Sujansky.

Thé de Chine, petits fours étaient au programme. Deux chats persans se prélassaient sur le bureau de Madame la Directrice mais c'est bien nous qu'elle caressait dans le sens du poil. Très franchement je n'étais pas emballée par ses réponses à nos questions mais, je vous l'ai dit, j'étais novice et je ne comprenais peut-être pas tout.

A l'issue de cette visite, j'ai entendu Gilberte et Hélène exprimer les mêmes réserves. A première vue, l'affiliation à la SPA (de Paris) n'apporterait aucune aide et paraissait sans intérêt.

Pour vérifier cette impression je me suis mise en rapport avec des Présidents de filiales de la SPA parisienne. J'ai appris que les adhésions ou les dons recueillis dans le département dans lequel ils oeuvraient devaient être envoyés au Siège qui en prélevait une partie. Plus inquiétant, les filiales, n'ayant pas la personnalité juridique, n'avaient pas la capacité de recevoir le produit d'un legs qui aurait été fait dans leur département. J'ai eu en mains un modèle de testament élaboré par la SPA (de Paris). Il était bien précisé que le testateur pouvait émettre un souhait concernant l'attribution du produit de son legs, sans pouvoir en faire une obligation. J'ignore si cette disposition est toujours en vigueur.

Les choses devenaient parfaitement claires : le futur refuge départemental devait être confié à une association de protecteurs essonniens qui ne ménageraient pas leur peine pour que les fonds recueillis au titre des adhésions, des dons et peut-être des legs, restent intégralement en Essonne au profit des animaux du refuge.

Je ne saurais vous dire à combien de réunions nous avons assisté en présence de représentants d'autres associations, de vétérinaires, de Maires, de Conseillers généraux, de représentants du CDPA (Conseil Départemental de Protection Animale). Chaque fois, Liliane Sujansky faisait le déplacement, bien décidée à ne pas lâcher le morceau ! Elle se voyait déjà inaugurer sa future filiale ! Les journaux annonceraient la nouvelle "La SPA ouvre une nouvelle filiale en Essonne"... Adhérez à la SPA ! Prenez vos dispositions testamentaires en faveur de la SPA ! Nous sommes les meilleurs ! Ben voyons...

Nous avons dû utiliser des arguments chocs pour qu'enfin les décideurs renoncent à l'idée d'associer la SPA parisienne à ce généreux projet. Les années passèrent et nous (ARPA) prîmes conscience que nous perdions notre temps, convaincues que l'assemblage hétéroclite de la future association de gestion ne fonctionnerait pas longtemps si toutefois elle voyait le jour ! Voyez ci-dessous un courrier envoyé aux Adhérents de l'ARPA au mois de février 1987.

L'ARCHE ESSONNE

Le 22 décembre 1989 les Statuts de la future Association sont élaborés :

TITRE 1 : Il est fondé, entre le Conseil Général de l'Essonne, l'Union des Maires, la commune de Villebon-sur-Yvette, le Conseil Départemental de Protection animale, les associations de protection animale reconnues du Département et les adhérents aux présents statuts, une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901 dont la dénomination est : "Le Refuge Animalier Départemental de Villebon".

Ouf ! six années s'étaient écoulées depuis la première réunion à laquelle j'avais assisté. Des "associations de protection animale reconnues du Département", il ne restait que l'Association Animalière de la Vallée de l'Yvette représentée par Monsieur Lachambre. Les autres avaient fui, occupées à sauver des animaux !

Le premier point examiné au cours de la réunion suivante, le 21 juin 1990, c'est le montage financier de l'opération...

Le Département assurerait la maîtrise d'ouvrage par l'intermédiaire de la SAMBOE, déléguée à cet effet (...). Le marché étant inférieur à 900 000 francs, la désignation de l'architecte peut être directe. (...). La première pierre pourrait être posée fin 1990 - début 1991. (...) L'intégralité du compte-rendu peut être communiquée à qui le souhaite.

A cette époque, j'essayais de convaincre le Directeur du Centre Médical de Bligny, que ses méthodes employées pour solutionner les problèmes de prolifération féline incontrôlée, n'étaient pas les bonnes...Nos Statuts ont été déposés le 13 juillet 1990. Les premières captures avaient commencé une semaine plus tôt.

L'Assemblée Générale Constitutive de l'Association gestionnaire du Refuge Animalier Départemental s'est tenue le 29 juin 1993, soit presque dix ans après la première réunion ! Les Statuts adoptés en 1989 avaient été largement modifiés.

Comment était constitué le Conseil d'Administration ? Il prévoyait de faire travailler ensemble des élus, des vétérinaires et des représentants d'associations de protection animale. Ce sont donc, autour du Président Gérard Nevers, Conseiller général et Maire de Villebon sur Yvette, dix vétérinaires, deux représentants de l'Union des Maires, deux représentants du CDPAE (Comité Départemental de Protection Animale de l'Essonne) et pour finir, Monsieur Lachambre, le Président du Refuge Animalier de la Vallée de l'Yvette. Quatre postes restaient libres pour des représentants de protection animale... (les protecteurs qui s'occupaient de sauver des animaux pendant que les autres se réunissaient pour parler).

Le CDPAE que je viens de citer avait été créé en 1989 à l'initiative de Xavier Dugoin, alors Président du Conseil général. La dissolution de ce "machin" a été votée le 27 septembre 1999 après qu'il ait reçu d'importantes subventions dont l'utilisation est discutable.

Toutes ces personnes membres du Conseil d'Administration ont-elles vraiment travaillé ensemble un jour ? J'en doute.

Qui était présent à la réunion suivante du Conseil d'Administration, quatre mois plus tard ? Sept membres dont Monsieur André Lachambre qui, ayant enfin compris quel bazar était cette Association, a présenté sa démission. Dix absents excusés ... !! C'est dire combien ils s'intéressaient à la "chose".

La lecture de cet article m'a donné un choc : refuge...coût 8.700.000 de francs ! Monsieur Pelchat n'avait-il pas annoncé, en 1990, un coût inférieur à 900.000 francs ? Mais si ! Le journaliste aurait-il commis une erreur ? Il semble que non, Monsieur Nevers m'a confirmé cette somme. Quand on aime, on ne compte pas !

La lecture de cet article m'a donné un choc : refuge...coût 8.700.000 de francs ! Monsieur Pelchat n'avait-il pas annoncé, en 1990, un coût inférieur à 900.000 francs ? Mais si ! Le journaliste aurait-il commis une erreur ? Il semble que non, Monsieur Nevers m'a confirmé cette somme. Quand on aime, on ne compte pas !

Enfin, au mois de septembre 1993 le refuge a ouvert ses portes, inauguré le 25 septembre par Xavier Dugoin, Président du Conseil Général de l'Essonne et accessoirement Président du CDAPE.

Si vous voulez connaître la suite de cette passionnante histoire qui s'est terminée par la fermeture du refuge animalier L'ARCHE ESSONNE au mois de mai 2008, ne manquez pas la lecture du prochain article de votre blog préféré !

Rapidement les acteurs essonniens de la protection animale s'étaient intéressé aux subventions versées au CDPAE... La justice a fini par s'y intéresser aussi...
Rapidement les acteurs essonniens de la protection animale s'étaient intéressé aux subventions versées au CDPAE... La justice a fini par s'y intéresser aussi...

Rapidement les acteurs essonniens de la protection animale s'étaient intéressé aux subventions versées au CDPAE... La justice a fini par s'y intéresser aussi...

Rédigé par Monique

Publié le 7 Octobre 2013

Certainement nous avions tous bien prié le ciel car il a fait plutôt beau hier dimanche pour la brocante de Briis-sous-Forges.

Vous ne serez sans doute pas étonnés si je vous dis que nous n'avons pas fait fortune mais pour nous consoler, nous avons rencontré de bien sympathiques personnes, je pense notamment à ce très gentil Monsieur aux beaux yeux clairs qui est resté un bon moment à regarder notre stand - forcément indécis car tout ce que nous vendions était tellement beau qu'il n'a pas pu se décider à acheter quoi que ce soit - Je lui ai parlé de notre association, des chats que nous protégeons du mieux que nous pouvons. Puis il est parti... pour revenir sur ses pas et nous donner un billet pour nos chats ! Voilà un geste touchant. Une pensée aussi pour ce petit garçon qui nous a acheté un petit miroir 50 centimes sans discuter !

Autre visite agréable, celle de Nicolas Schoettl, notre Conseiller général, venu faire son petit tour en famille. Il a acheté un de nos MAGNIFIQUES objets qu'il a même payé plus que le prix affiché ! C'est vous dire sa joie de trouver sur notre stand un tel objet !

A l'intention de tous ceux qui ne sont pas venus et pour leur donner des regrets, j'ajoute quelques photos ...

 Ne rêvez pas... le service de table blanc et bleu, les assiettes neuves vertes et marron, la cafetière électrique... vendus ! Trop tard pour vous !

Ne rêvez pas... le service de table blanc et bleu, les assiettes neuves vertes et marron, la cafetière électrique... vendus ! Trop tard pour vous !

Toutes nos poupées, les bougeoirs en métal argenté... vendus !

Toutes nos poupées, les bougeoirs en métal argenté... vendus !

Comme l'année dernière, Jeannette et Annick, les plus courageuses sont arrivées les premières pour installer le stand. Anne-Laure et Monique sont venues en renfort un peu plus tard. Nous n'étions pas trop, à quatre pour servir la nombreuse clientèle...

Comme l'année dernière, Jeannette et Annick, les plus courageuses sont arrivées les premières pour installer le stand. Anne-Laure et Monique sont venues en renfort un peu plus tard. Nous n'étions pas trop, à quatre pour servir la nombreuse clientèle...

Rédigé par Monique

Publié le 2 Octobre 2013

Oui mais pas tout de suite car ils sont très petits. Cette famille de chats est apparue dans un jardin à Souzy-la-Briche. Si j'étais un chat, ce n'est pas dans ce village que je poserais mes valises car Souzy-la-Briche, c'est là où est installée la fourrière pour les animaux.

Heureusement pour cette chatte c'est dans le jardin de Cindy et Marc, une famille qui aime les chats, qu'elle a montré le bout de son nez puis les chatons qui l'accompagnent.

Je vous en reparlerai, pour vous rafraîchir la mémoire quand ils seront en âge d'être adoptés et que leurs photos seront plus "parlantes".

Il y a quelques jours je vous ai également présenté des très jolis chatons gris cendre tigrés, à adopter à Breuillet.

Et toujours, le très beau et très intelligent FILOU, noir aux yeux verts qui attend une vraie famille.

Vous voulez relire ce qui le concerne ? Tout en haut à droite à l'emplacement "Recherche", vous tapez le nom de FILOU et "entrée" ou "envoi", vous retrouverez les articles et les photos où Filou apparaît.

Samantha et ses chatons

Samantha et ses chatons

Rédigé par Monique

Publié le 1 Octobre 2013

Le 22 septembre j'ai publié un article intitulé "Un lieu de vie pour nos chats... un vieux rêve". Il faisait suite à l'inauguration, la veille, dans le parc de Soucy d'une nouvelle structure destinée à l'accueil des très jeunes enfants. C'est un peu un ras le bol que j'exprimais et une colère à peine voilée.

Cet article que vous pouvez, bien entendu, relire, je l'ai envoyé à Christian Schoettl, le Président de notre Communauté de Communes où rien, mais vraiment rien, n'est fait pour la protection animale.

Aujourd'hui je viens de lire, sur son blog, un article qui me fait grand plaisir. Je vous invite à le découvrir ainsi que les deux commentaires que j'y ai ajoutés.

Bientôt je vous "parlerai" en détail de l'Arche Essonne, refuge départemental, évoqué dans l'article de Christian.

Rédigé par Monique