BONDOUFLE les chats de la discorde

Publié le 13 Juillet 2013

BONDOUFLE les chats de la discorde

L'histoire commence toujours de la même façon : quelques maîtres inconséquents laissent libre cours à la reproduction de leur chatte sans se préoccuper des portées qu'ils auront laissées venir au monde ; une famille déménage en "oubliant" le chat et quelques âmes charitables prennent pitié des animaux qui apparaissent rapidement en état d'errance.

Il n'en faut pas plus pour que tout un quartier se retrouve, en moins d'un an, confronté aux problèmes que pose la prolifération de ces gentils félins. Comme d'habitude la population se trouve divisée. Une partie apporte son soutien et nourrit les chats, un autre clan dénonce les nuisances : odeurs d'urine, bagarres bruyantes et envahissement des jardins en particulier quand les chats mettent à mal les plantations.

Aujourd'hui c'est un habitant de Bondoufle qui m'a appelée pour m'exposer une telle situation conflictuelle. Un vieux Monsieur qui a des chats dont il ne s'occupe que de loin en loin, une Mairie contactée qui fait la sourde oreille et préfère laisser pourrir la situation en espérant que le problème se règlera tout seul... Comment ?

Ce que m'a laissé entendre mon interlocuteur c'est que des gens exaspérés vont empoisonner les chats et que, forcément il y aura des victimes parmi ceux que les maîtres laissent se balader sans surveillance.

- "Des chats, il y en a trop ! ça devient invivable ! "

Il faut le savoir, un chat ne peut être qualifié en situation d'errance que s'il se trouve à plus de deux cents mètres du domicile de son maître. Le chat qui escalade le grillage à la poursuite d'une proie ou pour aller faire une petite sieste sous la haie du voisin est accueilli et qualifié de différentes façons en fonction du caractère dudit voisin ...

Mon correspondant de cet après-midi, sans le dire clairement, aurait souhaité que notre association puisse faire disparaître le problème en faisant place nette ! Je crois qu'il se range dans le clan de ceux qui dénoncent les nuisances sans vouloir mettre la main ni à la pâte, ni à la poche.

Soyons clairs : une situation conflictuelle comme celle-ci ne peut se résoudre qu'avec l'accord et le soutien financier et -encore mieux- logistique de la municipalité. La gestion des animaux errants est de la compétence des Mairies. Bien souvent les élus municipaux prétendent ignorer les problèmes arguant que les chats litigieux ne se trouvent pas sur la voie publique mais sur un domaine privé ; ce qui est le cas dans les résidences privées et les cités HLM.

Les Maires savent-ils bien quelles sont leurs obligations en matière d'errance des animaux ? Savent-ils tous que chaque commune doit disposer d'une fourrière, soit sur son propre territoire, soit sur celui d'une autre commune avec l'accord du Maire de cette dernière ?

Chaque fourrière doit avoir une capacité adaptée aux besoins de chacune des communes pour lesquelles elle assure le service d'accueil des animaux en application du code rural. La capacité de chaque fourrière est constatée par arrêté du maire de la commune où elle est installée. Encore faudrait-il que le Maire concerné sache quelles communes utilisent la structure construite sur sa propre commune, ce qui n'est pas le cas du Maire de Souzy-la-Briche en Essonne.

Si pendant quelque vingt ans une fourrière départementale construite et gérée par le Conseil général de l'Essonne, existait à Fleury-Mérogis, aujourd'hui la seule fourrière qui offre ses services est celle de la SACPA, société privée, installée à Souzy-la-Briche, elle se trouve ainsi en situation de monopole.

Outre les mesures de capture qui peuvent être mises en œuvre à l'égard des chats errants, ces derniers peuvent également faire l'objet de campagne de stérilisation.

Lorsqu'il a été procédé à une telle campagne de stérilisation, la gestion, le suivi sanitaire et les conditions de la garde de ces populations sont placés sous la responsabilité du maire et de l'association de protection des animaux qui a sollicité une telle opération de stérilisation.

BONDOUFLE les chats de la discorde

Dans l'idéal la municipalité offre un local d'accueil à l'association de protection animale avec laquelle elle a passé une convention car, une fois capturés les chats doivent séjourner quelque part en attendant leur passage chez le vétérinaire et effectuer leur convalescence avant de retourner à leur vie libre.

Quand les chattes sont accompagnées de chatons un tel local permettra de les héberger et de recevoir la visite d'éventuels adoptants.

Certaines des associations de protection que nous connaissons sont encouragées et soutenues financièrement par leur municipalité.

Aux Ulis PFDUA (Protection Féline Des Ulis et des Alentours) dispose d'un chalet installé près des serres de la ville.

Aux Ulis PFDUA (Protection Féline Des Ulis et des Alentours) dispose d'un chalet installé près des serres de la ville.

Dourdan - Fin 2011, Olivier Legois, Maire de la Ville, remet les clés d'un local et d'un jardinet à l'association Cara-Pattes alors créée depuis moins d'un an.

Dourdan - Fin 2011, Olivier Legois, Maire de la Ville, remet les clés d'un local et d'un jardinet à l'association Cara-Pattes alors créée depuis moins d'un an.

Avec ses 24 528 habitants recensés en 2007, la ville des Ulis est peut-être plus riche que Bondoufle qui compte, la même année 9451 habitants.

Certes mais Dourdan annonce à peu près la même population que celle de Bondoufle au même recensement de 2007, soit 9435 habitants.

Ce qui fait la différence c'est le choix de la municipalité : envoyer à la mort les chats de la discorde ou préserver leur vie en assurant la tranquillité de ses administrés car, c'est bien connu, les chats stérilisés et nourris dans de bonnes conditions d'hygiène ne posent plus de problèmes majeurs. Le lieu où ils sont établis peut même devenir un facteur de socialisation de personnes esseulées ou âgées qui participeront volontiers au nourrissage des chats "de la Ville" en établissant des liens d'amitié.

Pour qu'une municipalité fasse le bon choix il faut aussi que ceux qui refusent les campagnes de captures/mises à mort, se montrent suffisamment déterminés et s'engagent sur le long terme à assurer les soins aux chats, le nettoyage du local, tous les jours de l'année. Si l'association en question a son siège dans la ville concernée (Ex. Les Ulis, Dourdan) ses responsables auront probablement accès au bulletin municipal qui leur facilitera la recherche d'adhérents, de bénévoles et d'adoptants.

Un grand nombre d'adhérents sera, sans aucun doute, le moyen d'aider la municipalité à faire le bon choix !

Ce guide est téléchargeable sur le site du Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt. Il contient de précieux renseignements pour les Maires et pour ceux qui veulent les conduire à faire les bons choix.

Ce guide est téléchargeable sur le site du Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt. Il contient de précieux renseignements pour les Maires et pour ceux qui veulent les conduire à faire les bons choix.

Rédigé par Monique

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