Histoire de se défouler...

Publié le 9 Février 2014

Histoire de se défouler...

Chaque jour apporte son lot de cas d'actes de cruauté commis envers nos animaux domestiques. Oscar à Marseille, Caramel à Brissac dans le Maine-et-Loir, six chats massacrés à coups de barre de fer à Limoux. Tout récemment encore deux adolescents ont torturé un chat en le rouant de coups, puis en l'arrosant d'acide et pour en finir avec lui, ils l'ont "explosé" avec des pétards introduits dans ses orifices. Ces deux morveux seront prochainement présentés au juge pour enfants à Montauban. Va-t-on juste leur donner une petite tape sur les doigts et leur dire que c'est pas bien ?

Cette liste n'est malheureusement pas exhaustive et ces histoires sordides me donnent la nausée et des envies de meurtre alors je me mets à rêvasser ...

De plus en plus la présence des fauves dans les cirques est controversée :

"Une mauvaise blague belge". Voilà comment Gilbert Edelstein, directeur du cirque Pinder, qualifie la récente décision prise par nos voisins d'interdire tout animal non domestique lors d'une représentation de cirque. Une mesure qui n'a rien d'exceptionnelle, puisqu'elle a déjà été prise par plusieurs pays dans le monde. (cliquez sur le texte en bleu pour plus d'informations).

En Europe, la Grèce est l'Etat le plus radical, puisque plus aucun animal n'est toléré sous les chapiteaux. L'Autriche a interdit de son côté les animaux sauvages, tandis que l'Allemagne, le Danemark, la Hongrie ou la Suède ont pris des mesures partielles qui n'interdisent que l'exploitation de certaines espèces. Des interdictions existent également en Bolivie et au Costa Rica. De nombreux protecteurs oeuvrent pour que de telles interdictions arrivent en France. Oui mais... que vous devenir les fauves présents sur notre territoire ??

Par ailleurs, la tauromachie n'attire plus autant et peine à séduire les jeunes générations. Dans le Sud de la France, de nombreuses corridas ne sont plus rentables et plusieurs municipalités sont contraintes de réduire leurs budgets.

Les premiers signes sont venus d'Espagne, où leur fréquentation est en baisse de 34% ! La Catalogne ayant en plus décidé de bannir la tauromachie de son territoire en septembre 2011, rien ne s'est arrangé. Il n'a pas fallu attendre longtemps pour que le phénomène touche le Sud de la France, même si le phénomène est moindre . La présidente de l'Alliance anti-corrida, Claire Starozinski, y voit « une prise de conscience de la part de la population de la souffrance des animaux lors de ces spectacles archaïques ».

Bonne nouvelle dont on ne peut que se réjouir, oui mais si les spectacles de tauromachie ne font plus recette comment vont être entretenues les arènes qui font partie de notre patrimoine architectural ? On les trouve dans pas moins de quatorze départements.

Un début de solution ...

Dans toutes les mémoires il y a ces images de nos livres d'histoire, où l'on voit, dès le 1er siècle, des Chrétiens jetés aux lions dans le Colisée de Rome. C'était là un spectacle prisé des jeux du cirque.

Dans L'Empire Romain, le poète Juvénal disait que pour gouverner, il fallait donner au peuple "pain et Jeux" (traduction de "Panem et circenses"). Ainsi, le peuple pouvait se nourrir et se divertir. On assistait alors à une Paix sociale mettant ainsi le peuple hors du jeu politique, et évitant conflits, révoltes, soulèvements.

Aujourd'hui, dans notre société, on assiste à peu de chose près au même cas de figure. Les sujets de mécontentement ou d'inquiétude ne manquent pas et les Français manifestent, de plus en plus nombreux, dans les rues des grandes villes. Aussi les divertissements sportifs (coupe du monde de football, rugby...), les divertissements télévisés (crochet, jeux, téléréalité...), les jeux vidéo, Internet et les réseaux sociaux virtuels occupent et distraient les esprits ; ils peuvent être comparés aux jeux des Romains de jadis, dans le but de calmer les peuples.

En résumé nous voici avec des fauves qui risquent d'être prochainement inoccupés, des arènes désertées dont il va falloir trouver le moyen de financer l' entretien.

Ces jeux de plein air pourraient se substituer avantageusement aux jeux vidéos ...

Ces jeux de plein air pourraient se substituer avantageusement aux jeux vidéos ...

Alors ... plutôt que d'offrir des séjours coûteux et confortables dans nos prisons aux bourreaux d'animaux, où ils se retrouvent souvent "en famille", entre potes, où ils sont dorlotés, ne vaudrait-il pas mieux leur donner une activité utile au reste de la population et en rapport avec leur désir d'en découdre avec les animaux ?

Les arènes accueilleraient les fauves en disponibilité où ils pourraient donner libre cours à leur envie de jouer avec les humains. Leurs compagnons de jeux, vous l'avez deviné, seraient les bourreaux d'animaux qui auraient ainsi l'opportunité de montrer leur talent et leur courage aux spectateurs qui reviendraient massivement voir les jeux du cirque, générant des recettes pour l'entretien des arènes et, bien entendu, quelques taxes pour notre cher Gouvernement qui a tellement besoin d'argent. C'est tout de même autre chose que les jeux vidéo ! Quelle beauté ! Quel panache ! Un humain face à un fauve, lion, tigre ou taureau pour varier les plaisirs.

Imaginez ça, un Farid "de la Baumette" projeté en l'air par les cornes d'un taureau !! Le pied ! Un Frédéric Taillefert seul devant un tigre affamé, comme l'était le pauvre Caramel qui essayait juste de se nourrir ! Intéressante l'inversion du rapport des forces, vous ne trouvez pas ?

Bien entendu les humains entreraient dans l'arène à mains nues, tout comme leurs adversaires.

Les valeureux combattants qui sortiraient vivants de l'arène gagneraient le droit de revenir en deuxième semaine.

Imaginons que nous soyons rapidement à court de combattants... Qu'à cela ne tienne, nous pourrions accueillir des étrangers appartenant à la même catégorie : les bourreaux d'animaux. Aux dernières nouvelles la Roumanie est une mine quasi inépuisable.

Je précise, mais est-ce nécessaire, qu'il n'est pas question de n'utiliser que des Chrétiens comme au temps des Romains. Pas de telles discriminations que diable !

Et les mineurs me direz-vous ? Soyons magnanimes avec ces jeunes qui ne demandent qu'à s'amuser : deux mineurs pour un fauve.

Sur "Nouvelles de France" magazine en ligne, un article du 7 février titre "Oscar, la solidarité face à la barbarie". La protection animale n'étant pas vraiment le fond de commerce de ce magazine, l'article en question n'a suscité que peu de commentaires dont celui-ci :

"Puisse tous ceux qui considèrent la vie d’un chat comme égale à celle d’un être humain se rendre compte qu’ils ont perdus tout sens de la mesure."

C'est grand, c'est beau ....mais les bourreaux d'animaux peuvent-ils encore être qualifiés d'humains ?

Retour à la réalité... rêvasser... je n'ai pas que ça à faire ! Mais que c'est bon ...

Rédigé par Monique

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Joël 10/02/2014 14:21

Et pour les chasseurs, dans ce beau rêve serait-il possible de les chasser ? Voilà une activité qui devrait séduire les sportifs. Pister, se camoufler, prendre la direction du vent, ajuster son tir et faire mouche ! Ah que de sensations et de belles histoires à conter le soir venu...

Monique 10/02/2014 14:22

Oh oui, oh oui, très bonne idée !

Suzanne 10/02/2014 12:47

Et... une nouvelle Monique est née ! ♥♥♥
Cette idée est alléchante car à force de parler d'intégration, il serait bon de prouver qu'elle a des chances d'exister.
C'est vrai, ces jeunes et moins jeunes, violents par nature, pourraient mesurer leur violence à celle des autres, à chances égales.
Mais surtout ce serait un moyen d'assouvir cette soif de cruauté qui ainsi ne se reporterait pas sur des innocents,
Taubira ! c'est cette loi que nous voulons !

Yvan 10/02/2014 12:10

Monique,
Vous êtes horrible !
Mais que ça fait du bien d'exploser !
Oui, du pain et des jeux: On a vu où cela menait à Rome: La décadence et la disparition.
Yvan