Publié le 30 Janvier 2013

Histoire de Chipie

Tout comme Piano dont je vous ai raconté l'histoire au début de ce mois, Chipie, dont la photo figure sur la page d'accueil de ce blog, était née dans le parc du Centre Médical de Bligny. Nous l'avions capturée au mois d'octobre l990. Je dis bien "capturée" car si elle n'avait guère plus de trois mois, elle était déjà une vraie petite sauvageonne, trop jeune pour être stérilisée avant de retourner là où elle était née, d'une chatte abandonnée qui avait échappé à la dernière "déchatisation" du mois de mars. Son comportement ne laissait aucun espoir de trouver pour elle une famille adoptive. Considérant que la meilleure défense c'est l'attaque, elle crachait et grognait, menaçante, oreilles rabattues quand je m'approchais d'elle. Je la trouvais touchante cette petite chose apeurée et je décidais de l'adopter car je n'imaginais pas de pouvoir la remettre dans les bois après l'avoir gardée chez moi pendant les quelque trois ou quatre mois qui s'écouleraient avant qu'elle ne soit stérilisée.

Pendant quatre ans elle vécut sa vie de chat qui ne recherche pas trop la compagnie des humains. Chaque année elle se laissait enfermer dans un panier de transport et conduire chez le vétérinaire où elle recevait ses vaccinations sans broncher mais toujours visiblement apeurée. Il fallait lui parler doucement à ma Chipie et ne pas avoir de gestes brusques, notre vétérinaire faisait ça très bien.

Un jour du mois de juin 1994 -elle avait quatre ans- je m'aperçus qu'elle n'était pas "dans son assiette". Son "docteur" habituel ne travaillait pas ce jour là, aussi, un peu inquiète, je la conduisis chez une de ses consoeurs. Auscultation, palpation, prise de température...A priori tout semblait normal sauf, peut-être, les ganglions dans le cou un peu trop gros, mais <<rien d'inquiètant, c'est peut-être un problème dentaire, voyez sa gencive est un peu rouge....surveillez-la et si dans une semaine vous ne la trouvez pas mieux, nous ferons un bilan sanguin...>>.

Dès le lendemain, Chipie et moi prîmes le chemin de Morsang-sur-Orge, direction notre vétérinaire préféré. En fait de gencive un peu rouge, le Docteur Grosset remarqua immédiatement la pâleur des muqueuses de la chatte. Non, décidemment Chipie n'allait pas bien ! On n'allait pas attendre une semaine pour effectuer ce bilan sanguin. Le sang prélevé apparu tout de suite anormalement pauvre en hémoglobine. Chipie était gravement anémiée, c'est ce que confirma l'analyse. Restait à trouver la cause. Aurait-elle absorbé un poison de type raticide qui provoquerait une hémorragie interne ? La dose de vitamine K1 que Chipie reçue ce jour là ne changea rien à l'état de la malade. Dès le lendemain le vétérinaire me fit part de son diagnostic : leucémie.

Pouvait-on espérer guérir Chipie ? On pouvait toujours essayer...mettre en oeuvre une chimiothérapie. J'ai beaucoup appris en fréquentant les vétérinaires, notamment qu'un seul produit de chimiothérapie pouvait être administré aux chats mais que cette forme de leucémie n'y serait peut-être pas sensible. Chipie resta hospitalisée pendant deux semaines. Elle répondait favorablement au traitement mais la partie était loin d'être gagnée. La malade était encore bien faible, sans appétit, quand elle revint à la maison. Il fallait pourtant qu'elle mange, de gré ou de force. C'est ainsi que je commençais à la gaver à la seringue avec des aliments hautement nourrissants qu'elle vomissait à peine avalés. Je lui laissais quelques minutes de répit et je lui faisais avaler une nouvelle dose... Peu à peu elle perdit les poils de la face, son visage en vint à ressembler à un masque de cuir et je continuais à la gaver du mieux que je pouvais. Autour de moi mes proches m'accusaient de la martyriser, ils prédisaient qu'elle mourrait après avoir inutilement souffert et que la charité consistait à la faire "endormir"...

Régulièrement selon le protocole établi je la conduisais chez son vétérinaire pour les séances de chimiothérapie. Dois-je vous rappeler combien Chipie était craintive ? Elle semblait toutefois faire confiance à l'équipe soignante qui s'isolait avec elle dans un endroit tranquille pour lui adminitrer sa piqûre par voie intraveineuse, sans anesthésie, en lui parlant doucement, caressant son petit museau.

Chipie et moi avons eu raison de faire confiance à notre <<Jean-Luc>> !! Notre chatte a survécu à cette épreuve. On appelle ça rémission je crois. Chipie a retrouvé ses poils, ses globules rouges, son bel appétit et les arbres de mon jardin en particulier le cèdre dans lequel elle restait perchée pendant des heures. Chacune des prises de sang de contrôle effectuées par la suite ont confirmé qu'elle allait bien. Le Docteur Grosset a gardé pendant longtemps la photo de Chipie sur son bureau, tout heureux de cette belle réussite.

Notre Chipie aura vécu plus de seize ans. Une pancréatite s'est déclarée au mois d'août 2006, les soins prodigués pendant plusieurs semaines ont été inutiles...C'est encore son "docteur" qui lui a permis de s'endormir le 2 novembre 2006 avec toute la délicatesse qui le caractérise.

Rédigé par Monique

Publié le 29 Janvier 2013

Ce que je vous propose de visionner est sans rapport avec les chats que nous aimons, mais... vous serez d'accord avec moi, ce sauvetage est un pur moment de bonheur !

Rédigé par

Publié le 28 Janvier 2013

Il n'est pas rare d'entendre des critiques telles que :<<Y'a mieux à faire que de s'occuper des chats !>>... <<Vous feriez mieux de penser aux enfants...aux personnes âgées!>>...<<Vous avez vraiment du temps à perdre!>> aussi, quand au détour du net on "tombe" sur un pareil gros coup de coeur, ça fait du bien même si c'est très exagéré !!!Tout l'intérêt de ce site ne réside pas uniquement dans ce billet qui concerne notre association, placez-le aussi dans vos favoris. Vous y trouverez toujours quelque chose d'intéressant à lire et beaucoup d'humour.

Rédigé par Monique

Publié le 26 Janvier 2013

Mona Lisa sortie de la SACPA ...

Cette gentille et jolie chatte de dix ans a été capturée ou trouvée à Vitry sur Seine (94) et accueillie dans les locaux de la SACPA (Fourrière) de Souzy la Briche (91). Son tatouage est au nom de notre "grande soeur" la SPA de Lyon. C'est la Directrice de cette SPA qui m'a demandé de la récupérer à Souzy-la-Briche, ce que j'ai fait avec grand plaisir ce matin !

Le souci c'est que cette chatte a été adoptée à la SPA de Lyon il y a plusieurs années mais que son adoptante reste introuvable...elle n'a pas non plus signalé la perte de sa chatte à la SPA de Lyon comme elle aurait du le faire.

Activement la SPA de Lyon recherche cette adoptante mais si elle ne la retrouve pas, Mona Lisa pourra être adoptée par quelqu'un d'autre. Cette chatte c'est une SUPERBE AFFAIRE (je m'y connais) ... gentille, câline, bavarde. Elle se comporte chez moi comme si elle y avait toujours vécu. Alors, un conseil, réservez là dès à présent, préparez les reférences que vous produirez à la SPA de Lyon si elle revient sur le "marché de l'adoption" !!!

Rédigé par Monique

Publié le 23 Janvier 2013

Eprouver de la compassion pour les chats sans foyer est un sentiment bien naturel chez les personnes dotées d'une sensibilité normale. Pour elles, leur porter secours va de soi.

C'est en voulant aider une voisine, fidèle nourricière des chats du Cimetière Montmartre, que Michel Cambazard, photographe, va se retrouver défenseur des chats errants. C'est lui qui, révolté par le sort habituellement réservé à ces chats (capture, mise en fourrière, euthanasie) va fonder le Comité de Défense des Bêtes Libres du Cimetière Montmartre.

Dix neuf juin 1978, Nicolas est capturé (je vous rassure ce Nicolas n'est pas un petit garçon mais un chat), stérilisé, identifié pas seulement par une encoche à l'oreille, mais par tatouage au même titre que les chats nantis d'un pedigree ou simplement d'un maître, au Fichier National Félin et relâché sur son territoire. Il est le premier chat libre officiel de France. Rapidement d'autres Comités voient le jour à Paris, en banlieue puis en province pour défendre les chats mal aimés et trop souvent traités comme de la vermine.

Sous l'impulsion des responsables de ces Comités et des Associations de protection animale, notamment notre Confédération, la Loi de janvier 1999 officialise définitivement le statut de Chat Libre.

Oui, mais... ces chats sont-ils heureux ? Que signifie liberté ? Peur, froid, faim, douleur de blessures ou de maladies non soignées, est-ce une liberté enviable ?

Deux exemples récents vous donneront la réponse. Jeudi 10 janvier je reçois un appel d'une habitante d'Evry. Depuis plus de deux mois elle nourrit un chat dans la rue. <<Quelque chose de va pas, il a un morceau rose de je ne sais pas quoi au derrière...>>

Il y a un mois cette personne a appelé les pompiers, consciente qu'il fallait intervenir. Les pompiers sont venus, ils ont, sans conviction, essayé d'attraper le chat qui s'était faufilé sous un buisson et ont vite renoncé. Cette dame a ensuite tenté de contacter des associations de protection animale, en vain. <<Je suis tombée sur un répondeur qui ne prend pas les messages ou, si j'ai pu laisser un message, personne ne m'a rappelée.>>

Finalement c'est la Fondation Brigitte Bardot qui lui a donné mon numéro de téléphone. Comme notre Association ne recense aucun bénévole dans ce secteur, je lui ai juste conseillé de faire entrer le chat, à l'aide d'une gamelle de nourriture, dans un panier de transport -qu'elle possède- et de le conduire à Morsang-sur-Orge chez notre vétérinaire qui aura été prévenu de cette urgence.

C'est seulement le samedi 12 que le malheureux chat est arrivé à la clinique vétérinaire et aussitôt pris en charge. La bilan dressé par le Docteur Giraud était plutôt désespérant : chat d'une couleur indéfinissable tant il était sale, anémié et deshydraté au dernier degré et le "morceau rose" était un important prolapsus rectal. Il était peu probable que l'intervention qu'il avait faite pour le réduire tiendrait. Au cours du week-end, notre vétérinaire n'a pas ménagé sa peine pour maintenir ce chat en vie avec l'assurance que son patient ne retournerait pas à la rue car, à quoi bon soigner ce chat, s'il devait se retrouver dans les mêmes conditions de vie déplorables. Darling avait été euthanasiée la veille, j'avais un chat de moins, si celui-ci pouvait être sauvé, je retrouverais le même nombre de chats !

Lundi 14 janvier quand je suis allée chercher Darling pour la faire incinérer, j'espérais avoir de bonnes nouvelles de notre nouveau protégé pour compenser ma peine. Hélas, Aurélie, l'adorable infirmière m'apprit que l'intervention sur le prolapsus rectal n'avait pas tenue et que l'état du malade ne présentait aucun signe d'amélioration, bien au contraire. J'ai rarement vu Aurélie aussi bouleversée. Elle m'a confié que la vision de ce pauvre animal lui était insupportable tant sa misère physiologique était grande. Pour tout dire elle m'a déconseillé de le voir et m'a juste proposé de regarder la photo qu'elle avait faite. La seule vue de la photo m'a rendue malade ! Il est des cas où la seule chose à faire pour un animal est de mettre fin à sa pauvre vie. C'est ce qui a été fait ce jour là.

Les jours se suivent et se ressemblent parfois... mercredi 16 janvier au matin, alors qu'elle quittait son service de nuit, Laetitia P. aide soignante au Centre Médical de Bligny a trouvé, devant la porte de son service, un chat gris visiblement très malade et présentant une grosse boule dans le cou. Comme elle habite non loin de Morsang-sur-Orge, nous lui avons demandé si elle pouvait déposer ce chat chez notre vétérinaire, ce qu'elle a fait.

Je l'ai appris en fin de matinée, ce chat, en fait une chatte grise "chartreux" était dans un tel état d'hypothermie qu'il n'a pas été possible de l'anesthésier pour soigner l'énorme abcès de son cou. Perfusée, réchauffée, la malheureuse chatte a glissé doucement dans la mort.

Bien que ça n'allait rien changer à cette fin j'ai voulu savoir qui elle était. Le tatouage présent dans son oreille, en grande partie illisible n'a pas permis d'établir son identité. Etait-elle la chatte qu'un patient (décédé depuis) avait apportée avec lui lors de son hospitalisation, n'ayant personne pour la garder ? Etait-elle une chatte que nous avions faite stériliser et tatouer des années plus tôt ? Nous ne le saurons jamais.

Alors, qu'en pensez-vous, est-ce un sort enviable celui de chat libre ?

Rédigé par Monique

Publié le 23 Janvier 2013

La Neige

Il y a quelques dizaines d'années, comme tous les d'enfants, j'avais appris des chansons à l'école de mon village. J'ai oublié la plupart d'entre elles mais curieusement la seule dont je me souvienne parfaitement me revient en mémoire dès que je vois tomber la neige. Sans surprise, le titre est "La Neige". Elle dit ceci ...

<<La neige dans la plaine

Etend son blanc manteau,

Pour le blé c'est de la laine

Mais la mort pour l'oiseau.

Vous que l'amour protège

Rien n'interrompt vos jeux,

Enfants, voici la neige,

Pensez aux malheureux.

La neige tourbillonne

Le vent siffle et mugit

Le pauvre oiseau frissonne

Et l'orphelin gémit.

Dans la pauvre mansarde

On ne voit point de feu

On grelotte sans harde

On meurt faute d'un peu.

Le pain que l'on dédaigne,

D'autres le voudraient bien,

Sans que l'on vous contraigne

Enfants, faites le bien. >>

J'ignore qui est l'auteur de cette chanson, je ne sais pas non plus à quelle époque elle a été écrite. Aujourd'hui elle me paraît avoir un petit air 19ème siècle... un orphelin qui gémit, une pauvre mansarde sans feu dans laquelle on grelotte sans harde... Ce qui reste actuel c'est le pauvre oiseau qui frissonne à qui j'offre des graines, de la matière grasse et de l'eau. Pour ce qui est des "malheureux" auxquels la chanson demande de penser, je dois avouer que c'est aux chats sans abri que je pense. Ils sont innombrables à errer dans le froid, à la recherche de nourriture et d'un abri pour dormir, malades pour certains, souffrant de divers maux ou blessures. A l'époque des vacances les médias évoquent toujours les pauvres chiens abandonnés sur une route ou dans un refuge pour les plus chanceux, parfois attachés au pied d'un arbre, mais les chats, qui en parle, qui les voit seulement ? A Bligny, vous le savez, notre association essaie d'améliorer leur sort en empêchant, dans un premier temps, les naissances de ceux qui viendraient grossir le nombre des laissés pour compte. Une petite poignée de bénévoles se dévoue pour leur apporter de la nourriture -des croquettes de bonne qualité qui ne gèlent pas contrairement à la nourriture humide- et de l'eau -qui gèle dans les abris/cantine-. Ces bénévoles au grand coeur viennent de Bures sur Yvette, de La Ville du Bois, de Breuillet, de Gometz la Ville, de Fontenay les-Briis. Dans une <<pauvre mansarde>> dans laquelle on ne <<voit point de feu>> ni aucun autre chauffage nous leur avons installé des couchages garnis de couvertures et nous ne pouvons que regretter que l'accès de certains sous-sols leur soit interdit. Ils pourraient y trouver un confort relatif sur les tuyaux de chauffage. Notre plus grand regret c'est encore de constater qu'une seule personne employée du Centre Médical de Bligny participe à la distribution de la nourriture à ces chats. Il reste des cases vides sur le planning des tournées de nourrissage, c'est à dire des jours où les gamelles ne seront pas remplies, où l'eau qui a gelée ne sera pas remplacée. Les jours d'hiver les fenêtres des patients ne s'ouvrent pas pour offrir un peu de nourriture aux chats, ces jours là les chats ne trouvent que des gamelles vides.

Dans la chatterie de Bel-Air Nougat et Carambar -anciens SDF- sont nourris, chauffés et éclairés.. On s'entasse pour avoir plus chaud !
Dans la chatterie de Bel-Air Nougat et Carambar -anciens SDF- sont nourris, chauffés et éclairés.. On s'entasse pour avoir plus chaud !

Dans la chatterie de Bel-Air Nougat et Carambar -anciens SDF- sont nourris, chauffés et éclairés.. On s'entasse pour avoir plus chaud !

Chamallow et Cathie ont oublié l'époque où ils ne disposaient que d'un abri sous une vieille caravane...Flint, Bambou et Virgile font partie des privilégiés, ils ont un feu de bois pour se réchauffer. On aimerait n'en laisser aucun se geler les pattes dans la neige.
Chamallow et Cathie ont oublié l'époque où ils ne disposaient que d'un abri sous une vieille caravane...Flint, Bambou et Virgile font partie des privilégiés, ils ont un feu de bois pour se réchauffer. On aimerait n'en laisser aucun se geler les pattes dans la neige.
Chamallow et Cathie ont oublié l'époque où ils ne disposaient que d'un abri sous une vieille caravane...Flint, Bambou et Virgile font partie des privilégiés, ils ont un feu de bois pour se réchauffer. On aimerait n'en laisser aucun se geler les pattes dans la neige.

Chamallow et Cathie ont oublié l'époque où ils ne disposaient que d'un abri sous une vieille caravane...Flint, Bambou et Virgile font partie des privilégiés, ils ont un feu de bois pour se réchauffer. On aimerait n'en laisser aucun se geler les pattes dans la neige.

Rédigé par Monique

Publié le 11 Janvier 2013

Le 12 décembre je lançais un "SOS Darling", une jeune chatte souffrant d'insuffisance rénale. Depuis lors son état s'est dégradé. Je lui ai proposé plusieurs sortes d'aliments diététiques adaptés à son état de santé, j'ai encore essayé le poisson blanc, le blanc de poulet. Avec tristesse je l'ai vue manger avec de moins en moins d'appétit jusqu'à tout refuser depuis deux jours.

Aujourd'hui je l'ai conduite à nouveau chez notre vétérinaire. Comme d'habitude il a fallu l'anesthésier pour faire la prise de sang et le bilan est apparu catastrophique : ses reins ne fonctionnent plus ! J'ai partagé l'avis de deux vétérinaires de la clinique qui ont fait en sorte qu'elle ne se réveille pas. A quoi bon la tourmenter avec la pose d'un nouveau catheter et la maintenir en cage avec des perfusions inutiles !

Cet exemple est la triste illustration de ce que je vous écrivais le 6 janvier : "Pour le Meilleur et pour le Pire"... Le pire c'est de les voir partir. Darling n'avait que quatre ans et demi.

Rédigé par Monique

Publié le 6 Janvier 2013

Cette phrase évoque probablement pour vous le mariage, elle s'applique aussi à l'adoption d'un chat. Le meilleur c'est tous les petits bonheurs que distille le présence d'un tel compagnon, discret, affectueux, qui sait poser sur vous un regard à faire fondre n'importe quel coeur, même quand vous le grondez car il est en train de faire ses griffes sur votre canapé en cuir. Ils sont nombreux les écrivains et les poètes à avoir chanté les louanges des chats, pas la peine d'en rajouter ! Evidemment, seuls ceux qui ne connaissent pas les chats les imaginent indifférents, sournois, bref... ce n'est pas votre cas si vous me lisez.

Le pire c'est quand ils tombent malades, que leur vie est menacée et que vous vous trouvez devant un dilemne, que vous avez à prendre une décision. Votre animal souffre-t-il ? Y-a-t-il un espoir qu'il guérisse ? Etes-vous prêt à assumer des soins longs, contraignants, sans doute coûteux ? L'idéal est d'avoir, pour vous conseiller, un vétérinaire en qui vous avez toute confiance - nous avons de tels vétérinaires dans nos relations-. Le pire du pire, si j'ose dire, c'est quand il faut prendre la décision de mettre fin à des souffrances qui ne laissent aucun espoir de guérison. Nous avons cette chance de pouvoir leur donner cette ultime marque d'affection.

Dans l'album de photos joint à un précédent article "Les cas particuliers" vous trouverez la photo de Biscotte avec un texte qui évoque son frère Falkata, adopté et abandonné par ses maîtres dès qu'il a été diagnostiqué diabétique.

Heureusement nous avons d'autres exemples bien plus réjouissants, notamment celui de Rudy. Rudy est né dans un jardin de Bajolet (hameau de Forges-les-Bains) d'une chatte sans maître. Il avait quatre mois quand il a été adopté, au mois de février 2001, par Mademoiselle Marion et son compagnon qui habitaient alors Savigny sur Orge. Rudy apporta beaucoup de bonheur dans ce foyer mais hélas au mois de décembre 2007, il se révéla, comme Falkata, diabétique. Ce fut un coup dur pour Marie-Christine, sa maîtresse attentionnée, qui n'hésita pas une seconde. Elle prendrait soin de son chat, lui administrerait son insuline, assumerait les dépenses vétérinaires occasionnées par un suivi rigoureux sans parler du coût de l'alimentation spécifique. Il faut aussi vous dire que Mademoiselle Marion habite maintenant Reims et travaille à Paris où elle se rend tous les jours. Avant de prendre le train du matin, elle fait la piqûre d'insuline et la renouvèle le soir en rentrant. Voilà donc un chat diabétique soigné avec amour depuis 5 ans par une adoptante exemplaire.

Le 10 novembre 2012, un reportage sur l'Hôpital des Animaux de Reims a été diffusé sur une chaîne de télévision. Rudy et Marie-Christine ont participé à ce reportage car les vétérinaires de cet établissement n'hésitent pas à le dire, ce "couple" là est exemplaire. Aux toutes dernières nouvelles, Rudy a été victime d'une erreur commise par une amie qui prend parfois le relais pour administrer l'insuline au malade quand Marie-Christine est empêchée pour une raison ou une autre. Cette amie un peu distraite a fait la piqûre un jour trop tôt ; ne le sachant pas, Marie-Christine a fait, elle aussi, la piqûre d'insuline du soir à Rudy. En pleine nuit, Rudy est tombé dans un coma profond. C'est en pyjama et en larmes que sa maîtresse l'a conduit à l'hôpital des animaux où il est resté une quinzaine de jours en soins intensifs. Hélas, trois fois hélas, s'il a survécu, Rudy a perdu la vue. Pas question pour autant de baisser les bras, Marie-Christine a refusé l'euthanasie proposée par le vétérinaire. Hier j'ai appris qu'après une période un peu difficile Rudy a retrouvé ses marques, le chemin de sa litière et qu'il est redevenu le chat affectueux qui partage la vie de notre bien sympathique Adhérente et amie, Marie-Christine Marion. Elle et Rudy sont maintenant les vedettes du train Reims/Paris !

 

 

Le tendre Rudy

Le tendre Rudy

Il n'y a pas que le diabète que peut menacer la vie de nos chats, nous sommes parfois confrontés aux mêmes épreuves qui s'abattent sur les humains : tumeurs osseuses, intestinales, pulmonaires... mais aussi les fibrosarcomes spécifiques aux chats. A la suite je vous propose l'histoire de Piano, un des premiers chats du Centre Médical de Bligny dont notre association a pris soin.

Bientôt, si vous êtes sages, je vous raconterai l'histoire de Chipie dont la photo figure sur l'en-tête de notre blog.

Bonne lecture et à bientôt pour de nouvelles aventures !

Pour le Meilleur et pour le Pire !

Histoire de Piano

C'était un nom pas banal à donner à ce chat tigré dans la force de l'âge qui faisait la loi dans le secteur de "Petit Fontainebleau" sur le territoire de l'hôpital de Bligny. Sa vie aventureuse lui avait déjà laissé quelques cicatrices, telle une oreille définitivement recroquevillée. "Chi va piano, va sano" (Qui va doucement va sûrement). Sa démarche nonchalante évoquait-elle ce proverbe bien connu ? C'est Nicole T. qui l'avait conduit chez le vétérinaire pour le faire opérer et qui lui avait donné cette identité dans les premiers mois de l'existence de l'association, en octobre 1990.

Très vite, il devient célèbre et gagna l'affection de toute l'équipe des nourrisseurs des chats du parc. Il faut souligner qu'à "Petit Fontainebleau" les chats sont des plus discrets pour ne pas dire totalement invisibles. Lui, il était toujours là et tellement présent ! Etait-il perpétuellement affamé ? Trouvait-il notre compagnie si agréable qu'il la recherchait ? Combien de fois l'ai-je rencontré sur le chemin à plusieurs centaines de mètres de l'abri-cantine, comme impatient de nous retrouver ! Quand je l'apercevais ainsi sur le parcours qui mène à ce point de nourrissage, je m'arrêtais pour lui proposer de monter dans ma voiture. La portière à peine ouverte, il s'installait tranquillement sur mes genoux et me racontait les derniers potins. Si je m'attardais pour faire du nettoyage dans l'abri, Piano ne me lâchait pas d'une semelle et demandait avec insistance sa part de caresses.

Lorsque l'hiver s'installa Piano ne changea rien à ses habitudes. Tandis que les autres chats allaient se mettre au chaud dans les sous-sols facilement accessibles, lui ne quitta pas l'abri du sous-bois, affichant déjà une superbe indifférence aux premiers frimas de l'automne et à la froidure de l'hiver.

Deux années passèrent sans que jamais Piano ne manque à l'appel, toujours égal à lui-même : un superbe chat, bavard et affectueux. Au début du troisième hiver, Daniel Laroche décida qu'on ne pouvait plus laisser notre mascotte se geler ainsi les pattes en attendant notre visite quotidienne. Nous devions déjà le premier abri-cantine à ce bénévole au grand coeur. Il ajouta, à proximité, un abri-couchette fabriqué à partir d'une caisse bois et carton de récupération. La transformation nous laissa tous émerveillés. Il avait habilement isolé chaque paroi avec de la laine de verre et recouvert l'ensemble d'un solide contreplaqué marine verni. Une toiture goudronnée bien inclinée rendait le "chalet" parfaitement étanche et afin que nul n'ignore à qui cet abri était destiné, il avait tracé au pinceau, avec beaucoup d'élégance, le nom de "PIANO".

En vérité, Piano n'eut pas longtemps le loisir d'occuper les lieux. Au début du printemps 1993, nos remarquâmes une grosseur inquiétante sur la patte avant droite de notre chat. La tumeur enlevée, nous attendîmes avec angoisse le résultat de la biopsie et la nouvelle que nous redoutions arriva, brutale : <<Ostéosarcome - pronostic réservé>>. En clair, un cancer de l'os qui lui laissait un faible espérance de vie. Nous étions consternés. Le vétérinaire se voulu rassurant : peut-être n'y aurait-il pas de récidive, il fallait attendre et espérer. Sa convalescence terminée, Piano retourna sur son territoire, sous étroite surveillance. Moins d'un mois plus tard, la tumeur était revenue, plus grosse, apparemment plus douloureuse puisque le pauvre Piano ne posait plus sa patte et clopinait sur le chemin à notre rencontre.

Tous, nous aimions tellement ce chat exceptionnel que l'idée de le voir mourir nous était insupportable. Le Docteur Grosset ne nous laissa aucun doute. Il n'y avait qu'une façon de tenter de sauver la vie de Piano, il fallait l'amputer. A cette époque il pesait quelque neuf kilos. Pourrait-il surmonter un tel handicap ? Le seul moyen de le savoir c'était de l'opérer. Il serait toujours temps de l'endormir s'il ne s'adaptait pas à sa nouvelle condition. A l'unanimité la décision fut prise, Piano devait vivre.

Une telle amputation n'est pas une mince affaire. Pour réunir toutes les chances de réussite, le vétérinaire ne se contenta pas de couper l'extrémité de la patte, non, il enleva le membre entier, l'omoplate comprise. Un moignon aurait été gênant et inesthétique, voire dangereux. Ce n'est qu'après plusieurs jours d'hospitalisation et de soins que je récupérai le pauvre Piano solidement emmailloté et visiblement très éprouvé par cette opération. Le coeur serré, je le ramenai à la maison . Mon mari lisait son journal, installé sur un canapé. Il eut des mots de reproche quand il vit à quoi le superbe Piano était réduit. Selon lui, ce que nous lui infligions était pire que la mort. Avions-nous eu tort de ne penser qu'à la peine que sa disparition nous aurait causé ? Avions-nous agi au mieux pour Piano ? Saisie par le doute, je déposai mon fardeau sur le sol du living-room. Il roula sur le côté, son bandage rendant tous ses mouvements difficiles. Quelle folie avions nous faite ! Piano ne me laissa pas le temps d'exprimer mes doutes, il se releva et courageusement se dirigea vers le canapé d'où mon mari l'observait, plein de pitié.

Quelle belle leçon de courage il nous donna alors, l'adorable Piano. Réunissant ce qu'il lui restait de forces, il sauta à côté de mon mari et vint s'installer contre sa cuisse en ronronnant ! Clairement il nous disait qu'il avait envie de vivre, même avec trois pattes. Ce geste scella entre le chat et nous un véritable pacte d'amour.

Piano surmonta son handicap au delà de nos espérances. Bien sûr, il ne retourna jamais dans les bois de Bligny. Il devint le chef incontesté de la bande de chats qui vivent chez moi et trouva toujours la force et l'habileté de corriger l'impudent qui aurait tenté de lui ravir ce titre. Courir dans le jardin ne lui posait aucun problème, pas plus que sauter sur la page que j'étais en train d'écrire. Sa patte avant gauche était puissante et assurait parfaitement son équilibre. Eprouvait-il quelques regrets quand il voyait ses congénères grimper dans les arbres à la poursuite d'un oiseau ? Qui saurait le dire ? Je crois que pendant les six années de vie qui lui furent données en échange de sa patte, Piano fut heureux. Il nous donna aussi bien des joies.

Beaucoup de nos amis connaissent déjà l'histoire de Piano, en particulier ceux qui ont fréquenté ma maison et qui se sont émus de son infirmité. J'ai pourtant voulu l'écrire afin que Piano reste dans nos mémoires.

Un autre cancer sournois nous l'a pris. Le Docteur Grosset à qui Piano devait la vie lui a permis de s'endormir sans autres souffrances le 11 octobre 1999.

L'histoire de Piano est extraite de "La Lettre des Amis des Chats de Bligny" de l'automne 1999.

L'histoire de Piano est extraite de "La Lettre des Amis des Chats de Bligny" de l'automne 1999.

Rédigé par Monique

Publié le 5 Janvier 2013

Revue de presse - animO Orange

Faut-il fermer les Cafés Chats ?

Depuis cinq ans, les Tokyoïtes et Japonais stressés peuvent venir boire un café dans un lieu atypique, un café chat, appelé Neko Cafe au Japon. Dans ces cafés aux allures de salon de thé zen, les clients viennent avant tout pour caresser des chats, offrir des câlins aux petits chatons et surtout pour se détendre eux-mêmes. L’ambiance y est détendue, les chats vont et viennent à leur convenance. La règle du jeu pour les humains est de respecter leur tranquillité. On s’y déchausse, on se lave les mains, on éteint son téléphone portable, on évite les gestes brusques. Tout y est douceur et amour des chats.

Une des raisons du succès extrêmement populaire de ces cafés chats réside dans l’interdiction de nombreux propriétaires d’appartement qui stipulent bien dans le bail de leur locataires l’impossibilité d’avoir des animaux domestiques. Pas de quoi fouetter un chat me direz-vous ?

C’était sans compter sur le gouvernement qui veut obliger les gérants des cafés chats à fermer avant 20h pour ne pas stresser les dits chats. « Dans ces cafés, il y a énormément de passage. Du matin au soir, les chats se font caresser par des inconnus. Pour les animaux, c’est une source de stress énorme », explique à l’AFP une vétérinaire membre de l’association japonaise du bien-être animal. Or, comme chacun le sait, les Japonais travaillent tard. Ils ne peuvent donc pas venir caresser des chats pendant la journée. Les petits chatons vont donc se retrouver au chômage technique ou sans famille puisque les Japonais ne pourront plus les acheter au café chat.

Alors faut-il interdire les cafés chats ? Donnez nous votre avis !

Rédigé par Karen